En bref : Eolien offshore en France, Alstom au Brésil, Electrawinds, Suntech

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France

  • Eolien offshore

Suite à l’obtention – en avril dernier – de l’exploitation du futur parc éolien offshore de Saint-Brieuc, la société Ailes Marines, créée par le consortium Iberdrola Eole-RES, lance deux campagnes d’études techniques sur le site qui doit accueillir 100 éoliennes fournies par Areva Wind pour une puissance installée de 500 MW. Ces travaux sont sensés orienter, notamment, le choix des fondations qui soutiendront les éoliennes. Ils font partie des exigences de l’appel d’offres gouvernemental qui prévoyait une période dite de « levée des risques » dans les 18 mois suivant l’attribution des parcs. L’autre consortium grand gagnant de la compétition, emmené par EDF Energies Nouvelles et Dong Energy et qui a remporté trois zones au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, 750 MW), Fécamp (Seine-Maritime, 500 MW) et Courseulles-sur-Mer (Calvados, 500 MW), avait déjà mené ces travaux avant la conclusion de l’appel d’offres. Il s’était d’ailleurs ravisée sur la solution technique à adopter au vu des résultats des études géotechniques.

  • Alstom au Brésil

Alstom Renewable Power a officiellement confirmé la construction d’une usine de mâts d’éoliennes à Canoas, dans le Rio Grande do Sul au sud du Brésil comme GreenUnivers l’avait annoncé. L’usine, qui pourra produire 120 mâts par an, soit environ 350 MW, devrait entrer en activité au cours du premier semestre 2013. L’investissement initial s’élève à 12 millions d’euros. La production sera destinée avant tout aux contrats déjà passés par Alstom sur le marché brésilien mais servira également à l’exportation. Alstom déclare avoir remporté à ce jour cinq contrats éoliens au Brésil, représentant au total plus de 900 millions d’euros, pour fournir les turbines éoliennes de Desenvix, Brasventos, Oderbrecht Energia, Casa dos Ventos et plus récemment le complexe de fermes éoliennes de Queiros Galvão. Alstom dispose également d’une usine d’éoliennes ouverte en novembre 2011 à Camaraçari, dans l’Etat de Bahia. Cette première usine a une capacité de production annuelle de machines représentant 600 MW. En 2011, le groupe Alstom avait fourni près de 50 % de la capacité électrique du pays, toutes énergies confondues.

International

  • Eolien en Belgique

La fusion entre Electrawinds, le développeur belge d’énergie éolienne, et la société financière allemande European Cleantech 1 (ECT), cotée à Francfort, a été approuvée le 28 septembre par les actionnaires du fonds. Ce rapprochement, annoncé en mai dernier, devrait être finalisé vers le 5 octobre 2012, ce qui permettra à Electrawinds d’être à son tour coté en Bourse et de se financer sur les marchés. Le vote des actionnaires d’ECT a dû être repoussé à deux reprises, en juin et en juillet, de peur que l’opération n’emporte pas la majorité des voix. « Les actionnaires américains étaient notamment très réticents », confie Marleen Van Hecke, directrice de la communication d’Electrawinds. Au final, seuls 60% des actionnaires se sont prononcés pour la fusion. Electrawinds ne récupérera donc que 60 M€ au lieu des 94,5 M€, qui auraient dû lui être alloués en cas d’unanimité.

  • Solaire en Chine

Suntech, le premier fabricant mondial de panneaux solaires aurait reçu en urgence un prêt de 200 Millions de yuans (31,8 M$) de la part de banques de la province chinoise de Wuxi où l’entreprise a son siège social. Suntech a refusé de commenter l’information révélée par le China Business News. Cette aide publique intervient à peine une semaine après que le NYSE ait menacé de décoter la firme en pleine turbulence économique. Depuis le début de l’année, le cours de Suntech a en effet reculé de 60% et le groupe a totalisé une perte de plus d’un milliard de dollars en 2011. Cette affaire fait également écho aux accusations portées par des acteurs du photovoltaïque européens concernant les pratiques commerciales déloyales des fabricants chinois. Après une première plainte en juillet dernier, le groupement de fabricants EU ProSun a déposé une seconde plainte la semaine dernière à Bruxelles concernant cette fois « les subventions illégales octroyées aux fabricants chinois de panneaux photovoltaïques ».