Biomasse : un coup de pouce supplémentaire sur les grandes centrales

Print Friendly, PDF & Email

Le gouvernement fait un effort supplémentaire pour la biomasse : alors que l’appel à projets « Biomasse 4 », lancé en juillet 2010, avait un objectif très modeste de 200 MW, il a finalement validé 420 MW de projets, soit la totalité des dossiers jugés recevables  par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Quinze projets de plus de 12 MW ont donc été retenus. Ils devraient générer 1,4 milliard d’euros d’investissements, selon Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Ecologie.

Le plus important est la centrale biomasse de Provence développée par le groupe allemand EON à Meyreuil-Gardanne (Bouches-du-Rhône) qui vise 150 MW de puissance électrique. Il s’agit d’un projet de reconversion d’une unité thermique utilisant du charbon et du coke de pétrole en centrale à base de bois et de produits végétaux.

Les autres dossiers visent des puissances électriques inférieures à 26 MW. L’ensemble des 15 projets est à peu près réparti sur tout le territoire et utilisera essentiellement de la biomasse forestière comme combustible. Seul un projet de 12,5 MW en Aquitaine prévoit d’utiliser des déchets agricoles et un en Ile-de-France de 18 MW des déchets industriels banals non recyclables

Cet appel à projets était réservé aux centrales de plus de 12 MW, le gouvernement ayant décidé pour les unités de cogénération comprises entre 5 et 12 MW de laisser le marché s’organiser seul, sur la base d’un tarif de rachat fixé par l’Etat.

Le ministère de l’Ecologie a annoncé le lancement d’un nouvel appel à projets pour la production d’énergie à partir de biomasse « mi-2012, après concertation ». Le dispositif pourrait donc être modifié. Avec les élections l’année prochaine, l’incertitude pourrait perdurer encore quelques mois.