Mobilité électrique : l’Alliance Renault-Nissan encore et toujours offensive

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Il ne se passe pas une semaine sans que le duo franco-japonais Renault-Nissan n’annonce un partenariat dans le domaine de la mobilité électrique. Le prestigieux Cleantech Group aux Etats-Unis estime même que le constructeur est l’un des plus agressifs au niveau mondial, devant Mitsubishi, BYD, Daimler, PSA Peugeot-Citroën, Bolloré ou encore Reva, également bien engagés sur la voie de l’électrique. (Voir notre Annuaire des voitures électriques)

Renault-Nissan, qui ambitionne de devenir leader mondial des voitures électriques, prépare le terrain avant le lancement de ses premiers véhicules « zéro-émission, » prévu fin 2010 pour Nissan. Ainsi, en l’espace d’une semaine, l’Alliance vient d’annoncer des accords avec l’espagnol Acciona et l’Association des Ryokan japonais (Auberges et hôtels). Sans compter la signature de pléthore de programmes avec des collectivités du monde entier.

« Opérateur de Mobilité Electrique » avec Acciona

Renault-Nissan et Acciona ont signé un accord cadre de collaboration pour développer les véhicules électriques en Espagne. Outre ses activités dans le BTP et dans l’eau, l’espagnol est très présent dans la production d’énergie, principalement issue de ressources renouvelables avec Acciona Energy.

Les deux parties s’associent pour devenir un « Opérateur de Mobilité Electrique », un concept commercial déjà employé en octobre 2008 pour un partenariat entre Renault et EDF. L’objet de l’Opérateur de Mobilité Electrique consiste à mettre à disposition du client une infrastructure de recharge électrique et de gestion de l’autonomie pour son véhicule.

Offensive en Espagne

Acciona apportera donc ses compétences pour la construction d’un réseau de recharge électrique intelligent, entouré de services associés. L’énergie sera d’origine renouvelable. En partenariat avec les sociétés espagnoles Indra Sistemas et Ingeteam, Acciona a développé un système baptisé SIRVE, pour Système Intelligent de Recharge de Véhicules Electriques.

L’alliance franco-japonaise s’occupera de la compatibilité entre le réseau, les véhicules électriques et le système de navigation qui localisera les points de recharge.

Renault va construire sa Twizy Z.E. dans son usine espagnol de Valladolid. L’Alliance a également signé un accord avec les collectivités de Barcelone et d’Andalousie, et un autre il y a quelques jours avec le Conseil Régional de Castille et Léon.

Partenariat avec l’Association des Ryokans japonais

L’Alliance Renault-Nissan a également finalisé un accord avec la Japan Ryokan Association. Cette association regroupe un réseau d’auberges (ryokans) et d’hôtels dans l’archipel nippon. L’accord porte sur l’installation d’infrastructures de recharge dans les 18 000 établissements affiliés à l’association. Une étude sera également lancée pour susciter une nouvelle demande dans le secteur de l’hôtellerie, en matière de voyage « éco » à zero-émission avec les véhicules électriques, par exemple.

Programmes tous azimuts avec des collectivités

Pas moins de quatre partenariats de développement ont également été signés récemment entre Renault-Nissan et des villes ou des collectivités régionales du monde entier. C’est la cas de la ville chinoise de Wuhan, avec qui Nissan a noué un programme pilote : étude de faisabilité, déploiement de quelques centaines de points de recharge et de 25 véhicules électriques Leaf de Nissan.

Nissan a fait de même avec la ville américaine d’Orlando, en Floride, et avec l’Etat du Massachussetts. En Nouvelle-Zélande, c’est avec la municipalité de Christchurch que Renault-Nissan  fait des affaires.

L’Alliance a conclu des partenariats avec plus de 40 États, villes et organisations de la planète, notamment au Japon, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Australie, afin de promouvoir l’utilisation de véhicules électriques.

Cartographie des partenariats de Renault-Nissan pour promouvoir le véhicule électrique

(Source : Nissan Zero-Emission website )

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