E.ON continue à miser sur le solaire en France

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Le numéro un allemand de l’énergie E.ON, qui vient de mettre en service sa première centrale solaire française, dans le sud de la France, a décidé d’aller un peu plus loin dans le solaire français en rachetant le petit développeur français de centrales photovoltaïques Conilhac Energies. E.ON explique acquérir ainsi d’un coup un « savoir-faire d’installation de projets solaires à l’échelle industrielle ».

Conilhac, créé en 2005, au chiffre d’affaires de 500.000 euros en 2008 et basé au Castellet, dans le Var, est l’un de ces installateurs qui loue des toitures notamment aux agriculteurs, et supervise l’installation de A à Z, tout à fait sur le modèle par exemple de CPC-Solabios, que nous avons récemment décortiqué à l’occasion de son entrée en Bourse.

Début juin E.ON avait annoncé la mise en service de son premier parc solaire français , au Lauzet, dans les Alpes de Haute-Provence. Il  prévoit plus de 1 400 heures de fonctionnement par an à pleine charge, soit l’un des ensoleillements les meilleurs de France. Avec une capacité installée de 1 MW pour l’instant, mais qui pourra être portée à 5 MW, il devrait permettre d’économiser 4 270 tonnes de CO2 par an.

Les grands groupes d’énergie allemands rivalisent dans les énergies renouvelables. E.ON a prévu d’investir 8 milliards d’euros dans ce secteur entre 2007 et 2011 tandis que son grand rival RWE vient de racheter pour plus de 9 milliards d’euros le néerlandais Essent, plus avancé que lui en termes d’énergies vertes.

E.ON vise au moins 10 GW de production à partir de sources renouvelables en 2015. Et d’ici à 2030, il prévoit 35% de sa production à partir de renouvelables, dont 25% d’éolien, solaire, biomasse et biométhane, ainsi que 10% d’hydroélectricité.