Pluie de subventions pour des voitures plus propres

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tesla2Etats-Unis, France, Royaume-Uni : des deux côtés de l’Atlantique, les gouvernements sortent leur carnet de chèques pour aider les constructeurs automobiles à produire des voitures plus propres, notamment électriques. Aux Etats-Unis, l’administration vient de débloquer les huit premiers milliards de dollars de prêts sur un programme global de 25 milliards. Trois constructeurs vont profiter de ce premier versement : Ford, Nissan et Tesla.

Ford est le grand gagnant puisqu’il décroche 5,9 milliards de dollars. Cette somme devrait lui permettre de financer un programme d’investissement total de 14 milliards sur sept ans, de moderniser ses usines dans cinq états américains et de produire à terme près de deux millions de nouveaux véhicules moins émetteurs de CO2 par an. Ce qui permettra de réduire les coûts de carburant et de faire économiser plus de 500 millions de dollars par an aux conducteurs américains, selon le gouvernement.

Nissan obtient de son côté 1,6 milliard de dollars. Cette somme lui permettra d’adapter son usine du Tennessee pour produire des voitures électriques et des batteries lithium-ion. Grâce à ce prêt, le groupe japonais espère réduire de moitié le coût de ses batteries et sortir 150 000 véhicules électriques fabriqués aux Etats-Unis par an à un prix compétitif.

Enfin, le « petit » constructeur californien de voitures électriques Tesla, présent dans notre annuaire des voitures électriques avec deux modèles, va recevoir 465 millions de dollars.

Les Etats-Unis, qui ont décidé de brider la consommation de carburant des véhicules, ne sont pas les seuls à financer la mutation « verte » des constructeurs automobiles. Le gouvernement britannique vient de lancer, hier, un programme de 25 millions de livres (29,4 millions d’euros) pour tester des véhicules « verts ». 340 voitures électriques, hybrides et quelques-unes à hydrogène seront mises en circulation dans huit villes du pays dans les six à dix-huit prochains mois. Les modèles sélectionnés sont fabriqués par différents constructeurs, comme Toyota, Peugeot, BMW, Ford ou encore Mercedes (Smart).

Avec ce test présenté comme le plus important jamais réalisé au monde, le Royaume-Uni veut se positionner comme « la » référence sur le marché émergent des véhicules décarbonés et attirer les investissements des industriels du secteur.

En France, le gouvernement a présenté la semaine dernière les 11 premiers projets qui vont bénéficier d’un financement de 57 millions d’euros dans le cadre du Fonds démonstrateur de l’Ademe. Un appel à projets pour des prêts bonifiés doté de 250 millions d’euros vient en outre d’être lancé pour le développement de véhicules décarbonés et leurs équipements (batteries…).

Et en tout, c’est près d’un milliard d’euros qui va être mobilisé pour la R&D sur des voitures plus propres dans les prochaines années, selon le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo.

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