Ruée des fonds d’investissement français sur les cleantech

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aelios69% des fonds d’investissement français spécialisés dans le capital risque technologique sont prêts à investir dans le secteur de l’énergie et des cleantech dans les prochains mois, selon le premier baromètre réalisé par Aelios Finance, conseil en levée de fonds et fusions-acquisitions.

Les cleantech arrivent en cinquième position, derrière  internet et le e-commerce (88%), les télécoms (88%), l’électronique/hardware (81%) et le logiciel (81%).

« Il y a un gros appétit pour les cleantech, qui sont plus attractives qu’un secteur traditionnel comme la santé, pourtant porteur. C’est une vraie lame de fond, dont l’ampleur nous a surpris », souligne Patrick Vignaud, general partner d’Aelios Finance.

Les fonds spécialisés dans le développement de sociétés plus matures s’intéressent aussi aux cleantechs : 39% sont prêts à investir spécifiquement sur ce marché, autant que dans le logiciel ou la distribution. Sans compter que 46% des fonds de développement s’intéressent à tous les secteurs, et donc notamment aux cleantech.

Pour les sociétés du secteur en recherche de fonds, c’est une nouvelle d’autant plus intéressante que l’argent ne manque pas. Les fonds ne comptent pas ralentir leurs investissements dans les six prochains mois : les fonds de capital risque technologique se déclarent prêts à investir, en moyenne, entre 9 et 13 millions d’euros chacun. Et les fonds de développement sont eux prêts à mettre entre 9 et 16 millions chacun sur la table, en moyenne.

Selon Aelios, si l’on estime qu’il existe 40 fonds spécialisés dans le risque actifs en France, entre 350 et 650 millions d’euros seraient disponibles pour les PME innovantes dans les six prochains mois. Et sur une base de 30 fonds intervenant sur le développement, entre 250 et 550 millions seraient disponibles pour les PME en croissance. Ce sera un peu moins qu’en 2008, mais les investissements resteraient donc soutenus.

« La France est dans une situation exceptionnelle, bien meilleure que ses voisins : grâce aux Fonds communs de placement dans l’ innovation, aux Fonds d’investissement de proximité, aux mesures d’abattement pour les personnes assujetties à l’ISF qui investissent dans des PME, il y a de l’argent disponible », observe Patrick Vignaud.

« Les sociétés des cleantech sont parmi les mieux placées pour en profiter », poursuit-il. Seul bémol : les jeunes sociétés vont se retrouver en concurrence avec des sociétés plus matures, qui, à défaut de trouver de l’argent du côté des banques, se tournent vers les fonds d’investissement.

Ce sondage a été réalisé entre le 16 et le 23 janvier auprès de 62 fonds d’investissement français. Accéder à l’intégralité du baromètre ici.