Batteries : peut-on relocaliser avec le Lithium-Ion ?

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(c) Verkor

Lithium-Ion ou pas ? Pour éventuellement relocaliser en Europe la production de batteries destinées aux véhicules électriques, il semble falloir choisir selon une alternative simple : une technologie éprouvée, qui répond aux besoins actuels, mais que la Chine et la Corée du Sud ne laissent à personne d’autres pour le moment : le Li-Ion. Ou bien d’autres formules. Comme celle du Lithium métal polymère ; elle avait très tôt suscité l’enthousiasme de Bolloré, mais se révèle un fiasco.

L’alternative, qui ne date pas d’hier mais resurgit cette année, pourrait-elle avoir d’autres branches ? C’est la conviction de Verkor, promoteur d’une gigafactory en Europe. Comme d’autres protagonistes de l’Europe des batteries, il participait le 13 octobre à une conférence sur le sujet*. « Nous n’innoverons pas dans les formules chimiques. Nous visons plutôt la qualité de la fabrication, l’amélioration des process. Il y a encore de la marge », estime Sylvain Paineau, co-fondateur et responsable de la stratégie. A ses yeux, il est hors de question de s’intéresser à une technologie autre que celle du Li-Ion : « notre production démarrera en 2023, pour le Sud-Ouest de l’Europe. Nous devons répondre aujourd’hui et par une technologie éprouvée à une demande qui a déjà émergé ».

Mieux fabriquer que l’Asie

Etant donné que les matériaux ...