Barbara Pompili devient ministre de la Transition écologique

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(c) Twitter

Barbara Pompili est nommée ministre de la Transition écologique, occupant le deuxième rang protocolaire au sein du gouvernement. Le terme « et solidaire » qu’avait fait intégrer Nicolas Hulot en 2017 a disparu. Députée de la Somme, elle présidait jusqu’à aujourd’hui la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée nationale. Elle succède à Elisabeth Borne, restée moins d’un an à l’hôtel de Roquelaure, qui prend le ministère du Travail, de l’emploi et de l’insertion.

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille, Barbara Pompili a fait toute sa carrière dans la sphère politique. Elle y est entrée sous la bannière écologiste des Verts au début des années 2000 avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2016. Entre-temps, elle co-préside le groupe parlementaire EELV avec un certain François de Rugy et obtient sa première expérience gouvernementale quelques années après en tant que Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité (2016-2017) lors de la présidence de François Hollande. Sa ministre de tutelle de l’époque était une certaine Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.

Aux dernières élections municipales, elle s’est présentée à Amiens, ville de naissance d’Emmanuel Macron, sur la liste écologiste menée par son compagnon (9,76% des voix), bien qu’elle ait adhéré à La République en marche qui soutenait la maire sortante, finalement réélue. Visiblement, le chef de l’Etat ne lui en a pas tenu rigueur.

A noter qu’Emmanuelle Wargon a été promue ministre déléguée au Logement, un sujet qui lui était déjà attribué mais en tant que secrétaire d’Etat. Et Jean-Baptiste Djebbari reste ministre délégué aux Transports. Le sort de Brune Poirson n’est pas encore connu, au mieux elle restera secrétaire d’Etat.

« Légitimité renforcée »

La nouvelle locataire de l’hôtel de Roquelaure  bénéficie d’un bon accueil de la part des représentants des professionnels du solaire et de l’éolien. Daniel Bour, président d’Enerplan, la connaît déjà : « Avec elle, nous serons en terrain connu. Enerplan l’a rencontrée à plusieurs reprises, en particulier en tant que présidente de la Commission du développement durable à l’Assemblée nationale. Barbara Pompili est à l’écoute de nos sujets, ouverte d’esprit. Mais ce qui m’intéresse, bien entendu, ce sont les résultats et le fait de percer ce plafond de verre qu’est l’installation d’au moins 1 GW de nouvelles centrales solaires chaque année.”  

Du côté des éoliennes, même sens de l’hospitalité. Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Energie Eolienne, insiste pour sa part sur l’origine de Barbara Pompili, en provenance de l’écologie politique, « ce qui renforce sa légitimité. C’est par ailleurs quelqu’un qui connaît ses dossiers et les enjeux de l’énergie ». Pauline Le Bertre souhaite que le travail engagé avec Elisabeth Borne, qu’elle a appréciée, puisse continuer. Elle se réjouit aussi à titre personnel que deux grands secteurs consommateurs d’énergie, les logements et le transport, soient rattachés au ministère de la Transition écologique, avec une attention forte sans doute portée à la rénovation thermique des habitations.

RC et J-PP.