Iberdrola de retour dans l’éolien flottant

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(@OlavOlsen)

Les fonds autour de la péninsule ibérique atteignant vite des profondeurs inaccessibles à l’éolien en mer posé, il était inévitable qu’Iberdrola s’intéresse de nouveau à la version flottante, comme il l’avait fait en 2010, en Allemagne à l’époque, puis en 2015 en Grande-Bretagne, avec le projet TLPWind de l’université de Strathclyde à Glasgow et d’ORE Catapult, ensuite abandonné. 

Cette fois, l’énergéticien espagnol lance deux projets en parallèle, l’un en Espagne et l’autre en Norvège, un pays dont les littoraux sont eux aussi tout de suite plongeants. Le projet norvégien est le plus avancé, même s’il en est encore au stade des recherches de subventions. Iberdrola est ici à la la tête du consortium Flagship, qui réunit les espagnols Cener, IHC, Zabala Innovation Consulting, les norvégiens Core-Marine, Olav Olsen, Kvaerner, UnitechSubsea et Met Centre, le danois DTU, l’allemand DNV-GL et EDF. Il vise à fabriquer à partir du premier semestre 2021 une éolienne flottante de plus de 10 MW au Met Center en Mer du Nord norvégienne, pour une mise en service annoncée neuf mois plus tard.

Flotteur norvégien

C’est le flotteur ...

d’Olav Olsen, de type semi-submersible en béton (OO-Star Wind Floater), qui a été retenu. Flagship a bénéficié des subventions du programme Horizon 2020 de l’Union Européenne. Il compte maintenant en obtenir d’autres de l’Europe, à hauteur de 25 M€ cette fois et d’ici la fin de l’année. Le consortium défend son projet en affirmant chercher une solution pour produire un MWh entre 40 et 60€ dans dix ans.

Pour rappel, deux membres de ce consortium, le norvégien CoreMarine et le Centre national espagnol pour les énergies renouvelables (Cener) avaient signé en septembre dernier un accord pour accélérer la conception et le test de plates-formes éoliennes flottantes globales.

Une autre technologie testée

Mais Iberdrola ne veut pas mettre toute sa cargaison dans un seul navire et va intégrer un autre projet de R&D, en Espagne cette fois, encore confidentiel. On sait seulement qu’il diffère techniquement de Flagship et sera fabriqué au Pays Basque, pour être déployé aux Canaries ou au Pays Basque.

L’Espagne n’est pas encore riche en projets éoliens marins flottants, mais pas complètement dépourvue non plus. L’an dernier, elle a autorisé Equinor, lui aussi norvégien et qui exploite déjà le parc flottant Hywind, à construire une ferme flottante de 200 MW aux Canaries. Deux autres projets sont en cours, celui d‘EnerOcean et W2Power en test aux Canaries et celui de Saitec, BlueSATH, qui doit l’être cette année, en Cantabrie, près du Pays Basque.