Biométhane : le « droit à l’injection » n’est pas stabilisé

Print Friendly, PDF & Email
Conduites biogaz (Crédit : Ademe)

Issu du groupe de travail ministériel sur la méthanisation de mars 2018 et affirmé dans la loi Egalim* du 30 octobre 2018, le « droit à l’injection » de biogaz dans les réseaux n’a pas fini de faire parler de lui. D’une part parce que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) va lancer dans les jours qui viennent une nouvelle consultation sur le sujet, alors que sa dernière délibération* ne date que d’avril dernier. De l’autre, parce que l’accès aux tuyaux va de plus en plus occuper la filière dans les années qui viennent. Les projets de biométhane se multiplient : 750 à ce jour dans la file d’attente, pour 16 TWh de production potentielle. Et les plus faciles à raccorder ont aussi tendance à être réalisés en premier.

Les sommes en jeu ne sont pas négligeables : 500 M€ à investir d’ici 2028, comme le rappelle la délibération de la CRE, en provenance des gestionnaires de réseau GRTGaz, Téréga et GRDF. Attention, il ne s’agit là que du prix de la densification du réseau, pas d’une extension urbi et orbi qui serait encore plus onéreuse. En application de cette loi Egalim, le décret*** du 28 juin dernier prévoit que les coûts de ces renforcement seront « mis à la charge du ou des gestionnaires des réseaux (…) et couverts par les tarifs d’utilisation de leurs réseaux respectifs ».

Réduction drastique

Lourds investissements ? Gratuité ? Rien de tel pour éveiller l’intérêt de la CRE, l’inciter à se pencher de près sur les bonnes résolutions du groupe de travail, pour finalement doucher les enthousiasmes initiaux. Au printemps, le projet de décret prévoyait que ...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.