Les députés LREM veulent encourager la mobilité hydrogène

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© Assemblée Nationale

Le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) entre dans la dernière ligne droite. Déjà adopté par le Sénat, le texte arrive cette semaine dans l’hémicycle à l’Assemblée nationale. Parmi les sujets débattus, la mobilité hydrogène fait l’objet de nombreux amendements pour en faciliter le développement. Notamment de la part de la majorité La République en Marche (LREM).

Il y a peu, la filière hydrogène doutait des ambitions du gouvernement. Elle a depuis été rassurée par les signaux positifs envoyés dans le cadre du contrat de filière « nouveaux systèmes énergétiques ». Pour autant, elle ne sera sans doute pas contre un coup de pouce supplémentaire. « La loi LOM ne prévoit rien sur ...

le développement de l’infrastructure hydrogène », s’étonnait ainsi Philippe Boucly, président de l’association professionnelle Afhypac, quand la loi a entamé son parcours législatif. Il a visiblement été entendu : pas moins de 10 amendements prévoient d’inscrire dans la loi les objectifs de déploiement des stations hydrogène (et non pas simplement dans le décret de la Programmation pluriannuelle de l’énergie). Parmi eux, 3 amendements ont été déposés par des députés LREM. Les objectifs visés sont ceux évoqués il y a un an dans le plan hydrogène du gouvernement. A savoir : 100 stations H2 en 2023, puis 400 à 1 000 en 2028.

Combler le surcoût

Le groupe LREM a également déposé des amendements favorables à l’hydrogène dans le ferroviaire. Il s’agit notamment d’inciter l’Etat à accompagner financièrement les collectivités locales pour « combler le surcoût d’achat lié au déploiement de matériels roulants ferroviaires fonctionnant à l’hydrogène ». Ou encore d’ouvrir l’utilisation des crédits des contrats de plan Etat-Régions à d’autres opérations que l’électrification des lignes, comme la mise à niveau d’infrastructures pour les matériels roulants à l’hydrogène.

Citons encore un amendement à propos de l’obligation, pour l’État et ses établissements publics, d’acquérir au moins 50% de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leurs flottes (obligation issue de la loi de transition énergétique de 2015). L’amendement intègre l’hydrogène (et le bioGNV) à la gamme des véhicules à faibles émissions concernés.

Plus largement, la majorité parlementaire voudrait contrôler la réalisation effective du plan hydrogène dans le secteur des transports. Un amendement prévoit ainsi la remise par le gouvernement d’un rapport à ce sujet, douze mois après la promulgation de la loi. Parmi les signataires, figure notamment le député Michel Delpon, qui a obtenu au printemps la création d’une commission d’étude sur l’hydrogène.