Eolien, biogaz, véhicule électrique : où veut aller Shell ?

Print Friendly, PDF & Email
Stéphane Cicolella © Shell

Entretien avec Stéphane Cicolella, directeur de la transition énergétique de Shell France –

Il y a trois ans, le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a fait son retour dans les énergies renouvelables, après les avoir quittées au début de la décennie, agrocarburants exceptés. Il prévoit d’investir entre 1 et 2 Md$ dans ce secteur en 2019 puis entre 2 et 4 Md$ à partir de 2020. Ce dont il a largement les moyens : dans le pétrole et le gaz, ses investissements sur la même période sont envisagés autour de 25 Mds$. Et les bénéfices de la multinationale s’élevaient l’année dernière à pas moins de 21,4 Mds$ (18,6 Mds€). Le retour dans les énergies vertes est orchestré au siège du groupe à La Haye, aux Pays-Bas, par Shell New Energies, qui emploie 400 personnes et voit ses effectifs progresser fortement à l’heure actuelle. Des compétences dédiées à la transition énergétique sont aussi mises en place dans certains des 70 pays où la major est active. Shell France dispose ainsi d’une équipe dédiée, dirigée par Stéphane Cicolella et mobilisée en ce moment sur la candidature du consortium Shell-Quadran Energies Marines-Deme pour le parc éolien en mer de Dunkerque. Mais les ambitions du groupe en France excèdent largement l’éolien offshore…

GreenUnivers : Pouvez-vous nous résumer la stratégie de votre groupe dans ce que Shell appelle  les « nouvelles énergies  » ?

Stéphane Cicolella : C’est une stratégie intégrée qui, comme dans les énergies fossiles, va du « puits à la roue », c’est-à dire de la production à la consommation finale. Elle suit deux directions : la production et la fourniture d’électricité, c’est notre axe « Power », et les « nouveaux carburants » pour le transport, qui comprennent les biocarburants, la recharge de véhicules électriques, le biogaz et l’hydrogène pour la mobilité, dont nous sommes l’un des pionniers, en particulier en Californie et en Allemagne. En France,...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.