L’Ile-de-France s’organise pour mieux rénover ses lycées

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(Crédit : Ile-de-France)

Voici un beau futur chantier pour les spécialistes de la collecte et de l’exploitation des données énergétiques, et pour certains fournisseurs d’électricité verte. Le Conseil régional (CR) de l’Ile-de-France veut mieux connaître le profil de ses 471 lycées, dans un premier temps, pour ensuite réduire durablement les consommations (électricité, gaz, eau…) de ces établissements passoires énergétiques, tout en « verdissant » l’approvisionnement. « Nous allons poser des capteurs puis construire un logiciel éventuellement ad hoc, spécifique à nos lycées. Un appel d’offres sera lancé à cet effet l’année prochaine », annonce Stéphane Salini, vice-président (groupe UDI) en charge des finances. Il reste à savoir combien ...

d’établissements seront concernés et si la région ne préférera pas s’équiper d’outils d’analyse et de suivi déjà existants.

Garantie de performance

En parallèle, le CR a lancé un programme de rénovation lourde d’une vingtaine de lycées sur trois ans, un mouvement qui doit s’accélérer au-delà de l’actuelle mandature, étant donné l’importance du parc. « Mais ces travaux ne suffiront pas ; nous souhaitons une garantie à long terme sur le niveau de consommation, avec des pénalités si les économies d’énergie réelles, qui peuvent varier de plus ou moins 30%, ne sont pas au rendez-vous », précise l’élu. D’où l’importance de disposer de données de bonne qualité.

La difficulté ? Les 471 lycées (dont 233 sont propriétés de la région) sont une tour de Babel énergétique : chaque site gère lui-même ses fournisseurs. Mais c’est en train de changer, car la région vient de voter sa nouvelle stratégie d’achats responsables, qui comprend notamment la fourniture d’énergie. « La centrale d’achat commence à fonctionner. L’année 2019 va être consacrée à reprendre tous les contrats qui lient les lycées aux fournisseurs, à faire l’inventaire. Nous passerons en 2020 des marchés pour verdir l’approvisionnement, dans une proportion qui reste à définir », prévoit Stéphane Sallini.

Un enjeu clé

Selon une étude de l’Ademe et de l’Arene Ile-de-France, les établissements secondaires (collèges et lycées) représentent 40% de la totalité des surfaces chauffées et 35% des consommations de l’ensemble des établissements d’enseignement franciliens, du niveau primaire au supérieur. Le secondaire a connu une vague de construction importante entre 1949 et 1974.

L’Ile-de-France, qui présente jeudi 4 avril son Agence régionale énergie-climat (Arec îdF, issue du département énergie climat–Arene de l’IAU îdF), vient de mettre en place une stratégie globale d’achats « responsables » ; côté énergie, elle prévoit de favoriser les projets abaissant les consommations énergétiques et l’impact carbone, par l’achat de véhicules plus propres et la rénovation thermique des lycées, entre autres.