L’appel d’offres solaire algérien lancé

Print Friendly, PDF & Email
(Crédit : Centre de développement des énergies renouvelables, ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique)

Top départ pour l’AO photovoltaïque algérien. La Commission de régulation de l’électricité et du gaz d’Algérie (CREG) a lancé la compétition pour l’attribution de 150 MW le 18 novembre. En parallèle, 50 MW dédiés au développement de projets hybrides gaz/diesel et solaires sont réservés à l’énergéticien public Sonelgaz. Sept centrales de 10 MW à 50 MW doivent être déployées dans le sud-ouest du pays. Les développeurs intéressés ont jusqu’au 19 février 2019 pour soumettre leur projet.

Production locale

L’enchère est ouverte aux investisseurs nationaux publics ou privés, seuls ou en partenariat ...

, éventuellement avec des entreprises étrangères. Tous les commissionnaires devront se procurer localement les composants des panneaux. Pour l’instant, trois fabricants de modules solaires sont opérationnels en Algérie : l’entreprise franco-algérienne Aurès Solaire, dont l’usine a une capacité de production de 30 MW, la société Condor Electronics avec une unité de 120 MW et le groupe privé Zergoun Green Energy, qui a ouvert une usine de 180 MW en juillet dernier.

Des prix plus favorables

Lors d’une conférence de presse le 23 octobre dernier, le ministre de l’Énergie algérien Mustapha Guitouni a expliqué le retard du lancement de l’appel d’offres par des tarifs d’électricité renouvelable défavorables, avec un coût de production élevé. « Maintenant que le différentiel entre les prix de l’électricité classique et ceux du renouvelable s’est réduit, nous pensons que c’est le moment opportun pour lancer les appels d’offres », a-t-il indiqué. Abdelkader Choual, le président de la CREG, a indiqué le même jour que le financement serait couvert par les ressources propres des investisseurs et par des crédits à mobiliser auprès des banques nationales.

Les deux appels d’offres entrent dans le programme gouvernemental qui vise 2000 MW d’électricité à partir de sources renouvelables en 2020 et 22 GW en 2030 (dont 13,6 GW de solaire), soit 27% du bouquet énergétique total contre 2% aujourd’hui.