Vitibot lève 3 M€ pour entretenir les vignes

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© Vitibot

Soulager les viticulteurs des tâches pénibles grâce aux robots, et notamment le petit dernier, Bakus : c’est l’ambition de la start-up rémoise, créée en 2016 par Dominique Bache (viticulteur) et son fils Cédric Bache (ingénieur en robotique). Elle vient de lever 3 M€ auprès d’acteurs du milieu viticole : coopératives, prestataires, maisons de champagne, industriels et investisseurs sensibles au développement durable.

L’objectif de ...

ce premier tour de table est d’« assurer le développement de Bakus pour commercialiser [les] premiers robots, livrés au premier trimestre 2019. Ce sera un petit nombre, limité à une diffusion locale : à la différence de certaines machines, il y a beaucoup d’électronique, nous allons donc devoir materner nos robots chez nos clients au début pour assurer leur autonomie », détaille Bernard Boxho, directeur général de Vitibot. En 2020, la start-up compte se déployer en France, puis dans le monde l’année suivante.

Une machine pour soulager l’effort humain

Le robot enjambeur Bakus, équipé de quatre roues motrices, s’occupe du désherbage mécanique et de la pulvérisation de pesticides. La machine est aussi équipée de capteurs et de caméras pour mesurer la quantité de produit à asperger. Moins cher qu’un tracteur enjambeur traditionnel – qui coûte entre 130 et 140 000 € – cet engin d’1m60 de haut, amélioré par une équipe de 25 personnes, est démarré par tablette ou smartphone avant de travailler seul pendant dix heures.

Couvert de panneaux photovoltaïques, qui permettent d’alimenter sa partie informatique, il tient son autonomie de ses batteries de 75 kWh. Créé en 2017, Bakus est le premier robot tout-électrique de Vitibot (ses prédécesseurs, Dobby et Hector, fonctionnaient à l’énergie thermique) : « On souhaitait avoir un engin capable de travailler de jour et de nuit, et les machines thermiques sont plus bruyantes. Bakus étant un engin électrique, sa demande en entretien est quasi nulle », explique Bernard Boxho.