Stockage, éolien offshore : EDF concrétise deux importants projets anglais

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Les fondations gravitaires de Blyth (Crédit : EDF EN)

Sur le front des énergies renouvelables, la semaine a été plutôt bonne pour EDF. Comme Engie ou Iberdrola, autres leaders des consortiums concernés, il est rassuré sur ses parcs éoliens offshore français ; le président de la République les a réaffirmésmoyennant quelques économies sur le prix du MWh. Et aujourd’hui 22 juin, l’électricien inaugure deux projets innovants au Royaume-Uni, porteurs d’avenir pour le groupeD’une part le parc éolien offshore de Blyth, à l’extrême nord-est de l’Angleterre, sur la côte du comté de Northumberland. De l’autre, les installations de stockage sur batteries de West Burton, dans le Nottinghamshire, au centre du pays. 

Fondations flottantes

D’un gabarit de 41,5 MW, le parc de Blyth est certes petit – la zone est dédiée à l’expérimentation – mais il se distingue par ses  ...

puissantes turbines, de 8,3 MW et 191 mètres pales comprises, achetées à Vestas pour 10 M€ l’unité. Et surtout par les fondations gravitaires des machines, qui ont été fabriquées à terre. Transportées par flottaison, elles ont été remplies de sable à la verticale de leur emplacement final. L’intérêt ? Travailler même par mer assez forte, comme l’expliquait sur place en octobre dernier Antoine Cahuzac, alors PDG d’EDF EN, et donc mieux maîtriser les délais et de la sorte réduire un peu l’investissement, qui s’élève à 150 M£ (114 M€) en tout. Autre innovation : un câble de raccordement de 66 kV, le double de la tension habituelle, qui fait faire l’économie, entre autres, d’un transformateur.

Premières briques pour le soutien réseau

A 228 kilomètres au sud, EDF a aussi inauguré West Burton B, le plus gros projet de stockage en service dans le pays pour l’instant, tourné vers la régulation de fréquence sur le réseau électrique. De 49 MW, fourni par Nidec ASI et intégrant le système de gestion d’énergie EDF Store et Forecast, il est associé au cycle combiné gaz de la centrale du même nom. L’installation fait partie d’un chantier plus vaste de 200 MW consacrés à l’équilibre du réseau dans tout le pays lancé par le National Grid via des appels d’offres. Il bénéficie d’une rémunération de 7£/MW/h pendant quatre ans.