Éolien flottant : Eolink en mer avant septembre

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(Crédit : Eolink)

Sur la mer agitée des multiples solutions d’éolien flottant, la version Eolink est toujours dans la course. En témoigne la première levée de fonds, de presque 1 M€, que la start-up bretonne basée à Plouzané (29) vient de réussir. Les fonds sont apportés par l’association d’entrepreneurs Finistère Angels, les investisseurs régionaux Force 29 (Crédit agricole) et Breizh Up (Conseil régional), mais aussi et surtout par ...

une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, d’envergure européenne. Elle ne veut pas dire son nom, dommage : son intérêt a permis de déclencher l’ensemble de la levée, selon Marc Guyot, fondateur d’Eolink, soutenue par le Programme des investissements d’avenir depuis 2015

Essai en mer d’ici septembre

Les nouveaux fonds vont contribuer à financer l’installation d’ici septembre, puis le test d’un prototype à l’échelle 1/10e au centre d’essai de l’Ifremer à Brest, avec raccordement. C’est un appareil de 22 mètres en bout de pales – la nacelle étant à 12 – qui se singularise par son quadripode en forme de pyramide pour plus de stabilité et un seul câble pour l’ancrage. Eolink a pris le parti d’une maquette homothétique, génératrice comprise. Comme le projet final est dimensionné pour une puissance de pas moins de 12 MW par turbine, la génératrice préparée pour Eolink est donc elle aussi à l’échelle 1/10e de ces 12 MW.

Grande turbine, petit flotteur

Cette proportionnalité représente un choix différent de celui d’Ideol, par exemple : le prototype Floatgen, qui doit bientôt prendre la mer lui aussi, est bien doté d’un mât de déjà 60 mètres mais avec au sommet une puissance de « seulement » 2 MW pour l’instant, alors que celle visée à terme est plusieurs fois supérieure. « La clé du succès étant la compétitivité, il nous faudra de grosses turbines sur de petits flotteurs, ce qui est la caractéristique de notre projet », argumente Marc Guyot, impatient de passer à l’expérimentation en mer. Car les projets avancent ailleurs. En Écosse, la ferme commerciale Hywind (5 éoliennnes et 30 MW) du géant norvégien Statoil est en service depuis octobre 2017 ; l’américain Principle Power ou encore les industriels japonais sont passés aux travaux pratiques en milieu naturel. Les conclusions du test Eolink seront prêtes fin 2019 et déclencheront, ou pas, une nouvelle levée de fonds.