La filière éolienne a créé 2000 emplois en 2015 mais court un risque de paralysie à court terme

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France Energie Éolienne (FEE) a dévoilé ce mercredi les résultats de la troisième édition de son Observatoire de l’éolien, réalisé en partenariat avec BearingPoint, à l’occasion du 7e colloque national eolien qui réunit quelque 1 000 professionnels de l’industrie éolienne, à Paris.

Principal enseignement : la filière a crée 1 950 emplois sur le territoire en 2015 et recense au total 14 470 emplois directs sur la chaîne de valeur. Ces chiffres révèlent une augmentation du nombre d’emplois éoliens de 15,6% par rapport à 2014, et une croissance de plus de 33% depuis 2013. 790 sociétés actives dans le secteur, allant de la TPE au grand groupe industriel, contribuent à la structuration de la filière. Parallèlement, le parc éolien poursuit sa croissance et a dépassé les 11 GW installés mi-2016, représentant bientôt 5% de la consommation nationale d’électricité.

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FEE pointe un « risque de paralysie à court terme »

« Si l’augmentation des capacités éoliennes installées poursuit sa contribution à la croissance des emplois en France et dans les territoires, la nécessaire sécurisation des volumes et la stabilité réglementaire seront les gages de la croissance future », a rappelé Olivier Perot, président de FEE, à l’ouverture du colloque. L’association s’inquiète notamment depuis quelques semaines de la « différence d’appréciation entre France et la Commission européenne sur les modalités du soutien français à l’énergie éolienne », comme l’a formulé Olivier Perot. Alors que l’Etat français souhaite maintenir les tarifs d’achat pour l’éolien jusqu’à fin 2018, Bruxelles aimerait accélérer le passage au complément de rémunération, déjà en place pour le solaire et la méthanisation depuis le 1er janvier 2016. « Cette divergence est un facteur d’incertitude avec un risque de paralysie de la filière à court terme », a alerté Olivier Perot. « Nous souhaitons que la question de l’atterrissage de l’éolien français – quand ? Comment ? – soit réglée rapidement », a-t-il insisté.

Enfin, Olivier Perot a rappelé son souhait de voir mise en place rapidement une « véritable autorisation unique » pour l’installation de parcs éoliens. La filière plaide également pour la planification et le financement de capacités de raccordements supplémentaires en amont des projets EnR afin de limiter les risques d’engorgement et de contrecarrer l’allongement déjà perceptible des délais de raccordement depuis quelques années.

  • Consulter l’Observatoire de l’éolien 2016 ci-dessous ou ici (PDF)