Qos Energy va déployer sa plateforme en Europe avec 1,1 M€

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La plateforme Qantum. (Crédit : Qos Energy)
La plateforme Qantum. (Crédit : Qos Energy)

Quatre ans après son lancement, Qos Energy veut partir à la conquête de l’international. Issue du rapprochement du groupe Astelia, également présent dans les télécoms, et d’associés spécialistes de la gestion de l’énergie, l’entreprise lève 1,1 million d’euros auprès du fonds Ouest Ventures II, géré par Go Capital, et de l’association de business angels Abab (Atlantic business angels booster). Ouest Ventures mène le tour et apporte 1 million d’euros.

Il s’agit de ...

la troisième levée de fonds pour la jeune entreprise de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), qui avait récolté 500 000 € lors de deux précédents tours en 2011 et 2013, auprès d’Abab. Les quatre fondateurs (Franck Le Breton, Fabrice Wacogne, Jean-Yves Bellet et Didier Louédec) restent majoritaires au capital, à hauteur de 67%.

Un marché français trop étroit

Editeur de logiciels, Qos Energy loue sa plateforme web Qantum qui suit la performance énergétique des infrastructures pour les exploitants de parcs EnR et pilote l’efficacité énergétique des bâtiments et des sites industriels. Elle compte 200 clients et gère environ 2 000 installations. « Le seul marché français n’est pas suffisant. Nous avons déjà un bureau en Allemagne, nous venons d’en ouvrir un à Londres, détaille Franck Le Breton, président de Qos Energy. Nous voulons accentuer notre présence en Europe, c’est la priorité n°1. » La société s’intéresse aussi aux Etats-Unis et aux pays à fort renouvellement dans les EnR.

Un CA de 10 millions d’euros en 2020

Qos Energy emploie 20 personnes et compte en recruter une dizaine d’autres d’ici l’été 2015. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 600 000 € en 2013 et vise les 10 millions d’euros en 2020.

Outre la commercialisation de sa solution à l’international, l’entreprise veut étoffer sa R&D. « Il y a un travail de R&D très important et nous voulons développer des fonctionnalités nouvelles dans la modélisation, la recherche d’optimisation, le reporting, la gestion mutualisée des approvisionnements. Nous sommes l’une des seules sociétés à intégrer des modules complets », poursuit Franck Le Breton.

« Anticiper l’intermittence »

Qos Energy collabore ainsi, avec Eiffage, au programme R&D SunHydrO, qui a reçu une subvention de 2,2 millions d’euros du gouvernement français. L’objectif : coupler des unités de pompage hydraulique à une production EnR. « Ce projet se propose d’agréger les productions EnR associées à des moyens de stockage massifs afin de répondre aux demandes du marché Epex SPOT ou satisfaire les besoins des transporteurs, tout en réduisant la problématique d’intermittence », précise le président. La société vient aussi d’être sélectionnée pour recevoir des fonds du cluster européen Eurogia pour ses systèmes d’information de suivi de performance énergétique.