La Green Investment Bank veut lever 1 Md£ pour investir dans l’éolien offshore (Premium)

Print Friendly, PDF & Email

Narec Blyth eolien offshoreA l’occasion de ses résultats, la Green Investment Bank (GIB) britannique a annoncé son projet de lever 1 Md£ (1,7 Md€) pour créer un nouveau fonds dédié à l’éolien offshore et attirer des investisseurs de long terme dans ce secteur. Ce fonds, qui serait géré par ...

une filiale de la GIB dotée du statut de gestionnaire de fonds, prendra en effet des participations dans des fermes éoliennes offshore en production. La mobilisation de fonds privés destinés à être investis dans un secteur d’activité, et non projet par projet, constituerait pour la banque un nouveau type de développement. Les investisseurs visés sont  essentiellement des fonds de pension intéressés par des placements à long terme, assortis de retours stables.

Besoin de refinancements

Avec une capacité installée de 3,6 GW à ce jour, 1,4 GW en construction et de nombreux projets, le secteur de l’éolien offshore britannique est amené à croître de façon significative dans les prochaines années. Dans ce contexte, il est important que les développeurs trouvent à refinancer leurs investissements dans des actifs productifs afin de réinvestir dans de nouveaux projets, ce qui nécessite un large éventail d’investisseurs de long terme.

L’action de la GIB fournit au marché un exemple positif d’investissement dans des infrastructures vertes, en misant sur les sujets compliqués, en dérisquant les technologies les plus nouvelles et en abaissant le coût du capital dans ses secteurs d’intervention.

688 M£ investis dans 18 projets en 2014

Parmi les nouveaux projets, la GIB a également annoncé son intention d’étendre son action à de nouveaux marchés tels que les installations de production d’énergies renouvelables à l’échelle d’une communauté.

Du début 2014 à la fin mars, la GIB a investi 668 M£ (860 M€) dans 18 projets, soit deux fois plus que dans ses cinq premiers mois d’exercice. Pour sa première année pleine, elle affiche une perte avant impôts de 5,75 M£ (7,18 M€) mais prévoit d’être bientôt dans le vert.

Selon ses dirigeants, la GIB pourrait contribuer plus largement à l’économie verte du pays si elle avait l’autorisation d’emprunter, car elle pourrait alors lever jusqu’à 60 M£ sur les marchés de capitaux.