Jean-Pierre Rodier prend la présidence de la Saur

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Jean Pierre Rodier
Jean-Pierre Rodier

Après de multiples rebondissements, la Saur a été sauvée de la noyade en juin dernier grâce à un plan de refinancement proposé par ses banques créancières, et approuvé par le tribunal de commerce de Versailles vendredi 26 juillet. Désormais contrôlé majoritairement par BNP Paribas, Natixis (BPCE) et RBS, le n°3 français de l’eau ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Conséquence : Jean-Pierre Rodier prend la présidence du conseil de surveillance de la holding Hime-Saur, en remplacement de Jean Bensaïd (actuel directeur général de CDC Infrastructure). Olivier Brousse, ex directeur général, devient président exécutif. La présidence de la Saur est désormais dissociée de la direction générale.

Diplômé de Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris, Jean-Pierre Rodier possède une grande expérience de direction de groupes internationaux : administrateur du britannique Rexam depuis 2006, PDG de Péchiney de 1994 à 2003, dirigeant de la société belge Union Minière (alors dans le groupe Suez) de 1991 à 1994, président du directoire de Metaleurop de 1988 à 1991, PDG de Penarroya de 1984 à 1998.

Jean-Pierre Rodier a commencé sa carrière au ministère de l’Industrie en 1972, puis a été conseiller pour l’énergie et l’industrie de Pierre Mauroy, Premier Ministre de 1981 à 1984.

Composée de 13.000 salariés, la Saur était codétenue depuis 2007 par Séché Environnement, le FSI et Axa Private Equity. Le fonds d’investissement Cube était présent au capital depuis 2008. Séché Environnement voulait monter au capital et intégrer l’entreprise dans son périmètre pour devenir un poids lourd des services à l’environnement, capable de rivaliser avec Veolia et Suez Environnement. Un plan qui restera un échec pour Joël Séché. Avant 2007, la Saur était détenue par le groupe Bouygues.

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