[Exclusif] Cédric Bolloré : Autolib’ à l’équilibre dès 2014-2015

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« Sur Autolib’, nous sommes au-delà de notre feuille de route », lance Cédric Bolloré, directeur des activités industrielles du groupe Bolloré, qui gère le dispositif. Le service d’autopartage de véhicules électriques, aujourd’hui déployé sur Paris et 46 communes d’Ile-de-France, a démarré sur les chapeaux de roue. Le dirigeant a fait le point sur les derniers développements d’Autolib’, à l’occasion de la conférence GreenUnivers du 25 septembre à Paris, intitulé « Ecomobilité : Un business qui devient rentable ? » (*)

Les voyants d’Autolib’ sont tous au vert : « Nous avons 36.000 abonnés à ce jour, dont plus de 13.000 actifs. Et sur ce dernier chiffre, 12.000 personnes sont des abonnés annuels. Nous sommes sur une tendance qui devrait nous conduire vers 20.000 abonnés d’ici la fin de l’année », dévoile Cédric Bolloré. Et 500 personnes rejoignent le service par jour !

Le cap de 500 000 locations dépassé la semaine dernière

En outre, le dirigeant indique que le service a dépassé le cap des 500.000 locations la semaine dernière. Et le rythme est de 4.000 à 5.000 locations par jour, avec un pic le week-end.

Le service a-t-il atteint son rythme de croisière ? Pas encore probablement. A ce jour, 670 stations ont été installées et 300 à 400 vont être déployées dans les prochains mois, en particulier dans des parkings souterrains. « Le service se veut aujourd’hui plus fluide et plus simple, avec une utilisation facilitée par les smartphones et les tablettes numériques, par exemple », note Cédric Bolloré.

Et sur le front de la rentabilité ? Le dirigeant a le sourire : « Sur la tendance actuelle, nous devrions atteindre l’équilibre d’exploitation plus tôt que prévu, vers 2014-2015. Le business plan initial prévoyait 2016-2017. En termes de rentabilité, Autolib’ doit être rentable avant la fin des 10 à 12 ans de la délégation de service public. Et les bénéfices engendrés seront partagés à parité entre le groupe Bolloré et le Syndicat mixte Autolib’, comme prévu », poursuit Cédric Bolloré.

Des discussions avec Europcar sur le nom Autolib’

Par ailleurs, le groupe Bolloré espère exporter le modèle Autolib’ dans des villes étrangères. Des discussions sont en cours mais rien n’a été signé pour l’instant et Cédric Bolloré estime que cela prendra du temps, « ce sera sans doute plus lent qu’à Paris ».

Enfin, concernant le litige sur le nom même d’Autolib’ qui oppose la Ville de Paris et le loueur Europcar (dépositaire de la marque AutoLiberté), Cédric Bolloré souligne que s’il faut changer de nom, « nous le ferons même si ce ne sera pas très pratique, mais cela n’enlèvera rien au succès ». Des discussions sont en cours entre les parties et, en attendant, il préfère se montrer philosophe, citant Lao Tseu : « Le nom n’est pas la chose »…

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(*) Conférence organisée dans l’auditorium de Nyse Euronext à Paris, en partenariat avec Grant Thornton et le Fonds Ecomobilité Ventures.