Vents favorables pour Catch The Wind

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vindicatorTrès belle levée de fonds pour la société canadienne Catch The Wind et son produit phare, un système de capteur laser qui flaire l’arrivée du vent à distance, baptisé Vindicator: elle vient de lever par un placement d’actions auprès d’investisseurs privés et de dirigeants de la société 21,8 millions de dollars canadiens, soit 18,5 millions de dollars US.

La société a placé 16,7 millions d’action à 1,30 dollars can. pièce, soit 30% du capital augmenté, à un prix à l’époque un peu supérieur à son cours de Bourse, signe certain de l’intérêt qu’elle suscite. Cette société a été créée l’an dernier par essaimage d’Optical Air Data Systems, un groupe qui vend le même genre de capteurs lasers au secteur de la défense.

Catch the Wind, déjà cotée sur la Bourse de Toronto depuis septembre 2008 (introduite à 1,3 dollars can.) et qui ne compte que 6 salariés plein temps, avait déjà levé quelque 30 millions de dollars canadiens en entrant en Bourse. Elle compte utiliser ces nouveaux fonds pour développer les capacités de production de son Vindicator. Ce doit être sa dernière levée de fonds avant de générer suffisamment de chiffre d’affaires pour assurer son développement.

Le Vindicator, placé sur les éoliennes, détecte par effet Doppler les déplacements de particules dans l’air juquà 300 mètres de distance, et peut ainsi réorienter les pales en fonction du sens du vent en train d’arriver, et non après, contrairement à la plupart des capteurs existants qui souvent réagissent trop tard pour que l’éolienne puisse au mieux profiter du nouveau sens du vent.

Son PDG, Phil Rogers, est l’ex PDG et fondateur d’Optical Air Data Systems. Il estime que grâce au Vindicator, l’éolienne peut « capturer » 10 à 15% d’énergie éolienne en plus.

Catch the Wind a récemment vendu ses premiers Vindicator au fabricant d’équipement éolien Axys Technologies Inc., qui va les tester avec la compagnie Nebraska Public Power District sur son plus grand parc éolien, de 36 éoliennes. La société espère doubler ses ventes d’ici la fin de cette année. Elle dispose de 5,5 millions de dollars en cash et envisage de se faire coter sur une Bourse américaine.

C’est une nouvelle illustration du développement d’un tisssu industriel de plus en plus riche autour d’un secteur en pleine euphorie.

Le placement a été assuré par National Bank Financial,, Research Capital Corporation et Canaccord Capital Corporation qui ont reçu une commission de 6% du placement et des options sur actions représentant 6% du capital.