Indicateur boursier GreenUnivers des valeurs vertes du 19 au 26 juin : + 5%

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L’étude n’oublie pas des secteurs moins souvent évoqués mais qu’il ne faut pas négliger : la géothermie dont l’avantage majeur sur le solaire et l’éolien est d’assurer un approvisionnement en énergie sans interruption. Par contre, elle s’avère toujours très coûteuse (croissance estimée + 205 % d’ici 2020). Concernant le « mouton noir » des cleantech, le biodiesel,  le journal américain avance un chiffre d’affaires de 247 Milliards de dollars d’ici 2020, contre 76 Milliards en 2010.

Si l’on passe en revue les valeurs de notre indicateur, dans cet environnement chahuté, les entreprises les mieux armées pour affronter la crise offrent les meilleures résistances. Ce sont celles qui disposent d’une solide surface financière, de l’accès au crédit (souvent grâce à leur actionnariat) et d’une bonne exposition à l’international.

Des atouts pour EDF Energies Nouvelles et Sechilienne Sidec

C’est le cas de EDF Energies Nouvelles (+1,37 % semaine/+19 % depuis la création de l’indicateur), adossée sur EDF dont elle est filiale à 50%. Un soutien qui lui assure non seulement une sécurité financière mais aussi de pouvoir saisir les opportunités auprès des entreprises en difficultés. Producteur d’électricité verte, essentiellement d’origine éolienne, le groupe s’est positionné aussi sur le solaire. La diversification de ses moyens de production, lui confère un aspect plus défensif que ses principaux concurrents européens Iberdrola Renovables (-0,3%/+2%) et EDP Renovaveis (0,27%/19%). Il bénéficie en outre d’une faible exposition à la baisse des prix de marché de l’électricité, plus de 83% des capacités étant sous tarifs réglementés.  A contrario, EDF Energies Nouvelles reste plus endetté que ces mêmes concurrents.

Sechilienne Sidec présente également certains des atouts précités. Elle devrait être portée par le plan français en faveur du photovoltaïque, qui prévoit la construction d’ici à 2011 d’au moins une centrale solaire dans chaque région française pour une puissance cumulée de 300 MW. Un projet qui sera accompagné par un nouveau tarif de rachat de l’électricité produite à partir des installations des bâtiments professionnels. La société Portzampac souligne que « le développement dans le solaire constitue le fer de lance de Séchilienne Sidec. Ce nouveau tarif en France devrait leur permettre de rentabiliser des projets qui n’atteignaient pas leurs critères de rentabilité, surtout en métropole » mais avance cependant  « des incertitudes » sur la progression des installations à court terme en raison des problématiques de financement ou des délais de raccordement au réseau. Principale faiblesse, Sechilienne Sidec n’a pas entamée sa conquête du marché international, notamment américain (-6,55% cette semaine /+12% depuis la création de l’indicateur).

L’une des prochaines victimes de la crise pourrait bien être Theolia (-4,26%/-3%) qui cherche à assainir son bilan en cédant des parcs éoliens à des prix corrects. Ce qui n’est pas gagné ! L’hypothèse d’une faillite n’est pas exclue.

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