Eoliennes et panneaux solaires dans un supermarché de Tesco en Thaïlande (bientôt en GB ?)

Print Friendly, PDF & Email

Tesco Lotus, la filiale thaïlandaise du n°1 de la distribution britannique Tesco, qui se veut en pointe dans le « vert« , a investi 445 millions de bahts (10 millions d’euros) depuis 2002 pour tout un éventail d’initiatives vertes dans deux premiers magasins labellisés « Green Store », le premier à Bangkok en 2004, puis tout récemment un autre dans le centre du pays, le magasin de Salaya.

Le magasin de Salaya a installé le plus gros système de refroidissement d’air par énergie solaire privé du monde, selon le groupe, alimenté par 4.000 m2 de panneaux solaires installés sur le toit. Trois éoliennes alimentent en électricité les lampadaires du parking et l’accès routier, ainsi que des chargeurs gratuits de téléphones portables mis à la disposition des clients, ainsi que des stations de pompes à air pour les pneus de voitures. L’éclairage du magasin, par lampes fluorescentes, est commandé  par un système automatique qui réagit à la luminosité du dehors.

Une centrale transforme en biocarburants les huiles usagées utilisées par les restaurants, boulangeries et magasins du centre commercial, avec une production de 600 litres par jour, ce qui complète le système de refroidissement solaire. Selon le groupe, ces initiatives lui ont fait économiser, en 5 ans, 723 millions de bahts (16 millions d’euros environ).

L’objectif de Tesco est que Salaya affiche une réduction de la consommation d’énergie de 30% par rapport à un magasin standard, une économie de 12 millions de bahts par an et une réduction des émissions de CO2 de 40%, soit 2.500 tonnes par an.

Tesco, qui a un programme de 100 millions de livres pour les énergies renouvelables, et l’objectif de réduire sa consommation d’énergie de 50% dans ses magasins, essaie aussi d’installer des éoliennes dans ses supermarchés britanniques. Il a demandé l’autorisation d’installer une éolienne de 10,6 mètres sur le parking de son magasin de Thornbury, indique l’ONG Energy Saving Trust, de quoi alimenter en énergie le supermarché.

Et ses magasins de Bournemouth, Loughborough, Aberdeen et Swindon ont aussi demandé des autorisations ces dernières semaines pour des éoliennes qui, selon Tesco, sont conçues spécialement pour les zones urbaines, c’est à dire silencieuses et qui fonctionnent même avec un vent faible.

Un pari difficile vue l’hostilité de nombreux Britanniques aux éoliennes, et alors que le stade de Manchester a renoncé à son projet d’éolienne géante.

Article précédentDeals du 10 au 17 novembre 2008: l’éolien repart, les levées de fonds aussi
Article suivantDe l’énergie éolienne sans vent ? Une batterie géante d’Xcel en prend le pari

4 COMMENTS

  1. Il est sans doute de mauvais ton d’aller à l’encontre d’un éolien peu productif mais qui rassure nos écologistes avides d’un retour symbolique vers des formes d’énergie auparavant complétement mises de coté.

    Peut-on se satifaire d’une filière dont la PRODUCTION, pour un même coût, pourrait être multipliée par 3, par 4, et, par 5 selon le cas, avec une meilleure répartition dans le temps.

    Doit-on, par ignorance, se faire formater dans une pensée plus ou moins unique, présentée comme seule alternative véritable ? . . .

    Doit-on, par lâcheté et passivité, en considérant que foutu pour foutu, notre « monde » ne vaut pas la peine que l’on s’y attarde, si l’on peut dire ? . . .

    Ce n’est certainement pas les économies de bouts de chandelles qui constituent une solution efficace et pérenne, mais, il y a nécessité de faire plus et mieux, en éolien comme pour le reste . . .

    François Carré.

    Ancien attaché de recherche au CNRS et à l’INSERM.

Comments are closed.