Les tubes de Solyndra, le joker du solaire ?

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Beaucoup plus discrète que ses rivaux, la start-up californienne Solyndra, née en 2005, a finalement dévoilé cette semaine une technologie solaire révolutionnaire : des panneaux solaires non pas plats mais en forme de tubes. Et aussi un impressionnant carnet de commandes de 1,2 milliard de dollars.

Ses deux principaux clients pour l’instant sont deux installateurs, l’américain SolarPower (qui a annoncé la semaine dernière avoir levé 160 millions de dollars pour cette année) et l’allemand Phoenix, qui lui ont passé des commandes de tubes de respectivement 327 millions et 681 millions de dollars.

Depuis sa naissance, le groupe a levé 600 millions de dollars de fonds.

Solyndra a eu l’idée de rouler des panneaux solaires à couche mince à l’intérieur de longs tubes en verre, qui, posés à plat sur un toit, peuvent capter les rayons solaires de tous les côtés, alors que des panneaux plats doivent être soigneusement inclinés.

Résultat : une efficacité bien plus grande, avec un taux de conversion de la lumière en électricité de 12% à 14% (davantage que tous les records de ses rivaux Nanosolar ou Miasole), mais aussi, selon le PDG Chris Gronet, une installation qui coûte moitié moins cher et qui est réalisée en trois fois moins de temps car les tubes, disposés sur des cadres d’aluminium, ne nécessitent pas d’ancrage spécial, comme les ballasts dont il faut lester les panneaux plats. Car ces installations peuvent résister à des vents violents (même de 200 km/h) car le vent circule entre les tubes plutôt que de les soulever comme il le fait avec les panneaux plats.

Par exemple, installer des panneaux solaires plats sur le toit d’un entrepôt peut coûter 400.000 dollars et durer des semaines, mais il n’en coûterait que 300.000 dollars avec les tubes de Solyndra, bien plus vite, pour un rendement d’électricité supérieur.

Le groupe affirme que ses tubes, posés sur un toit peint en blanc pour de meilleurs résultats, permettent de récolter 20% d’énergie solaire en plus que les panneaux plats classiques, une estimation réalisée sur la base de l’installation qu’il a réalisée sur son propre toit.

Les coûts d’installation représentent généralement plus de la moitié des coûts de l’énergie solaire, qui s’élèvent en moyenne à 25 à 50 cents par kilowatt-heure aux Etats-Unis, contre 5 cents pour les centrales à charbon modernes.

Solyndra a démarré une usine en Californie au printemps dernier, qui pourra produire à terme l’équivalent de 110 megawatts de tubes (soit 2 millions de tubes par an), et envisage d’en ouvrir une seconde au même endroit.

Elle a posté cette semaine sur son site interet une vidéo de son méga-site de Fremont, montrant une partie de ses 500 ouvriers en train de fabriquer les tubes, qui ont l’air de grands néons noirs alignés en rangées de 40.

Solyndra utilise des panneaux solaires à couche mince de type CIGS (cuivre-indium-gallium-selenium) tout comme  les start-up américaines Miasole, SoloPower et Nanosolar, qui ont également levé des centaines de millions de dollars ces derniers mois, dans un engouement sans borne des investisseurs, souvent avant même qu’elles ne réalisent leurs premières ventes. Ces 3 sociétés ont d’ailleurs réalisé les trois plus grosses levées de fonds dans les greentech en 2008, selon le classement de Greentech Media.

Avec ses 600 millions de dollars, Solyndra n’est pas de reste, même si, selon le site Greentech Media, le groupe a cherché en vain à lever 350 millions en août-septembre. Un échec qui pourrait refléter un début de méfiance chez les investisseurs des cleantech, pourtant restés jusqu’ici remarquablement enthousiastes malgré la crise financière, comme le montre la forte hausse des investissements dans le secteur au 3e trimestre 2008.

Solyndra a déjà mis en place 10 installations pilotes en Allemagne et aux Etats-Unis. Une technologie prometteuse si l’on considère que, par exemple les Etats-Unis, ont 2,8 milliards de m2 de grands toits plats, de quoi alimenter grâce à l’énergie solaire 16 millions de foyers américain ou remplacer 38 centrales à charbon… Mais gare aux marges : une récente étude a prédit une offre trop importante de panneaux solaires dans les 5 ans qui fera baisser les prix et les marges, et éliminera les sociétés les moins solides.

Parmi les financiers qui ont aidé Solyndra, figurent Virgin Green Fund, le fonds créé par Richard Branston, Madrone Capital Partners, basé à San Francisco, Rockport Capital Partners, U.S. Venture Partners, CMEA Ventures et Redpoint Ventures, également dans la baie de San Francisco.

 

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12 COMMENTS

  1. Greensun, spécialiste solyndra

    Si vous voulez l’installateur photovoltaïque belge GreenSun (voir http://www.greensun.be), est spécialisée dans les installations avec les panneaux Solyndra. Plusieurs gros porjets de 400 kWc, intéressant…

  2. BELLE iNiTiATiVE ! Bravo SOLYNDRA !
    Autant carrément faire des tuile en photopiles, dans le sens du ruisselement de la pluies, à poser et à connecter en replacement des ardoises et des tuiles d’argile. On a des tonnes de toitures en amiante à remplacer sur les locaux industriels. Par contre, n’allez pas nous couvrir des terres à blé de champs de photopiles, car vous irez les démonter et les installer dans le désert. Que faire de l’électricité produite? La stocker dans les batteries amovibles des voitures! Comment?
    AG2050 CONCEPT GLOBAL explique ce que l’on peut faire pour la MOBiLiTE ELECTRiQUE.
    La VOiTURE ELECTRIQUE avance. iNNOVONS GROUPE développe AG2050 CONCEPT GLOBAL pour les PETiTES VOiTURES ELECTRiQUES. Lisez bien les sites informatifs, car les grosses voitures électriques pour raison de sécurité ne rouleront pas sur ce RESEAU. Il y a deux marchés, deux routes et aussi deux prix. A terme, une PVE c’est 3000 à 4000 euros, une voiture électrique équivalente à une voiture classique c’est minimum 15000 euros.
    http://voitureelectrique.mobitype.com et les liens résument les principes des PVE futures et donnent les chiffres du marché français. Aujourd’hui on lance le RESEAU avec les produits du marché, qui ressemblent aux premiers téléphones portables. En 5 ans on aura vite évolué vers le concept AG2050 car INNOVONS GROUPE s’en occupe et les constructeurs s’y intéressent. Le marché, c’est 10 millions de véhicules soit 30 milliards d’euros avec 18 milliards de consommation énergétique batterie incluse. Ces chiffres sont minimisés. Donc pas de quoi se battre, au contraire il vaut mieux se concerter et s’organiser. Et n’oublions pas les pionniers, ceux qui sortent leur voiture aujourd’hui.
    Investissement AG2050 ZERO EURO pour iNNOVONS Groupe, prix de vente du concept aux constructeurs: 1 EURO. C’est la voiture la plus simple, la plus légère, pas de pannes autres que l’usure, la moins rapide 50 km/h, donc avec la meilleure autonomie, peu d’électronique, constamment révisée et d’une ville à l’autre elle devient la plus rapide des voitures de série car elle prend le train, ce qui remplace l’avion sur les zones terrestres. Voilà, la route est tracée.
    Elle a aussi une batterie FORMAT UNiVERSEL, amovible à chargement latéral, en une seule opération de 1 minute en station-service et une réserve de 50 km à échange manuel pour dépanner n’importe qui au bord de la route. Elle stationne aux étages des immeubles pour les personnes handicapées et âgées. La voiture AG2050 répond à la demande des zones rurales isolées, c’est une voiture sociale qui révolutionne la MOBiLiTE de par sa simplicité. Ce n’est pas tant la voiture, mais la route qui devient moins dangereuse. Objectif du RESAU AG2050 ZERO mort.
    On demande aux constructeurs pour 1 EURO de s’aligner librement sur les principes d’AG2050 pour répondre au besoin des usagers. Chaque constructeur devra recycler ses propres voitures et ses batteries. Mieux vaut faire simple. Sinon l’Inde et la Chine nous donneront pour 2000 euros ces voitures dans 10 ans. Quant aux voitures électriques trop chères, la majorité des français les regarderont passer.
    Autres informations en diffusion sur internet en saisissant AG2050 à partir de Google ou Bing.
    Patrick GEFFRAULT, Consultant INNOVONS Groupe.

  3. BHD est un groupe leader sur les marchés européens de l’architecture textile (voir site http://www.bhd.fr) nous étendons également nos marchés sur l’asie et en paticulier sur le Katar.
    Dans le cadre de notre recherche et du développment de nos activités dans le domaine de l’architecure textile, nous recherchons un (ou des) partenaire(s) capable(s) de nous orienter, en particulier dans le domaine de l’application des nouvelles technologies des panneaux solaires à couche mince de type CIGS (cuivre-indium-gallium-selenium) voire des paneaux solaires souples, de type CIGS, qui pourraient s’intégrer sur les toiles de nos couvertures en PTFE, ou ETFE, ou PVC. Vu votre expéreince dans le domaine des panneaux solaires à couche mince de type CIGS pensez-vous que cette application soit réaliste ?

    Par avance, merci pour votre réponse

    Rogerick Barbin

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