Les crédits des fermes éoliennes emportés par le vent, aux fonds de les relayer

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Reyad Fezzani, le patron de la branche énergies solaire et éolienne du groupe pétrolier BP, craint pour les méga-projets d’éoliennes : les crédits bancaires qui les ont largement soutenus ont fondu avec la crise financière et rares seront les entreprises à pouvoir en créer, alors que la demande d’électricité ne cesse pourtant de croître.

BP et les autres devront désormais trouver les financements des grands parcs d’éoliennes et centrales solaires auprès des fonds d’investissement, a-t-il commenté lors de la conférence Dow Jones Alternative Energy Innovations, mercredi.

Mais les projets qui ne disposeront pas de ces capitaux vont avoir des problèmes à continuer leur activité et doivent être en train de chercher frénétiquement de quoi combler le trou, estime-t-il.

De quoi accroître encore le rôle des Venture Capitalists, qui heureusement pour le secteur continuent d’accroître leurs investissements dans les greentech aux Etats-Unis  et en Europe.

La déclaration de M. Fezzani intervient justement alors que le groupe britannique d’éoliennes Clipper Windpower vient de finaliser sa joint venture avec BP pour créer une ferme éolienne de 5,05 GW dans le Dakota du Sud, aux Etats-Unis. Pour Reyad Fezzani, de tels projets à grande échelle ne pourront être réalisés que par un petit groupe d’entreprises.

Pourtant, malgré la crise, la demande américaine d’électricité ne montre aucun signe de faiblesse, ce qui prouve que les parcs éoliens et solaires restent une valeur d’avenir, a-t-il ajouté.

BP Solar a récemment renoncé à construire une usine de lingots de silicium aux Etats-Unis à cause de la concurrence asiatique.