2500 communes ont durablement besoin du réseau de gaz [CRE]

Crédit : pexels-marianna-zuzanna

Attention, sujet délicat. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a évalué les coûts des infrastructures gazières nécessaires en France à horizon 2050 et l’impact sur le tarif de réseau. Elle a aussi réalisé une analyse géographique posant les bases d’un  ...

Accédez à l'article complet

GreenUnivers, le média des professionnels de la transition énergétique.

Je m'abonne
  • Une veille quotidienne de l'actualité
  • Des baromètres et data exclusifs depuis 2008
  • Des invitations à nos conférences
Déjà abonné ?
Je me connecte
repli du gaz. Une façon d’alimenter les réflexions à court terme sur les territoires d’électrification et à long terme sur l’évolution du réseau gazier.

Des besoins à préserver

Ce travail, consultable ci-dessous, prolonge un rapport de 2023 mettant en avant un « effet ciseau » dans le système gazier : la plupart des infrastructures resteront nécessaires quand bien même la consommation baisserait, entrainant une hausse des coûts pour chaque client. La CRE reprend ici les trois mêmes scénarios avec des baisses de consommation de -14%, -34% et -56% entre 2025 et 2050. Dans le même temps, les utilisateurs raccordés en distribution diminuent de -9%, -26% et -60%. Résultat : le tarif réseau moyen augmente de +0,2% à +3,5% par an hors inflation.

Au-delà des chiffres, « qui ne peuvent être qu’indicatifs, même s’ils présentent des ordres de grandeur réalistes vus d’aujourd’hui », relativise le régulateur, l’analyse entend préparer l’évolution du réseau et propose pour cela 4 critères pour étudier localement la situation :

  1. Existe-t-il dans la zone un usage nécessitant le maintien du réseau (unités ou projets de production de biométhane, réseaux de chaleur utilisant du gaz, sites industriels difficiles à électrifier) ?
  2. La zone est-elle positionnée en bout de réseau, où la suppression d’une portion n’affecte pas l’infrastructure amont ?
  3. Y a-t-il localement une énergie de substitution ?
  4. Quel est l’impact sur la soutenabilité tarifaire globale ?

La péréquation tarifaire

Par exemple, la CRE remarque que 69% des réseaux de chaleur urbains utilisent aujourd’hui du gaz (769 sur 1120), généralement en appoint ou en secours par rapport à la géothermie ou la biomasse. Sachant par ailleurs que la présence d’un réseau de chaleur ne signifie pas que tous les bâtiments y soient raccordés et ne suffit donc pas à envisager localement la fin du gaz.

Autre illustration, la CRE a analysé le périmètre desservi par GRDF, « soit environ 9 300 communes ». Environ 2 500 accueillent, en injection ou en soutirage, un usage nécessitant le maintien du réseau et sont donc « moins propices » à un repli du gaz. Ce qui ne signifie pas que les autres « seraient par défaut bonnes candidates », prévient la CRE. D’autres « enjeux stratégiques et économiques » sont à considérer, à commencer par la péréquation tarifaire. « Parmi les communes desservies par GRDF, plus de 5 000 ne couvrent pas leurs charges totales avec leurs recettes d’acheminement locales », en particulier les petites villes et communes rurales.

Ces analyses « préliminaires » ont vocation à être approfondies dans une approche locale multi-énergies « que la CRE appelle de ses vœux ». Ce qui n’empêche pas d’avoir un cadre national. Le régulateur suggère ainsi, entre autres, d’interdire ou d’encadrer « strictement » la création de nouvelles distributions de gaz naturel, en rappelant qu’aujourd’hui seules 30% des communes sont desservies. La CRE appelle aussi, pour les consommateurs sans alternative, au maintien des aides comme MaPrimeRénov et les certificats d’économies d’énergie (CEE). Objectif : qu’ils contribuent à la baisse des consommations et puissent « gagner en confort thermique l’été, en particulier pendant les vagues de chaleur qui ont vocation à se multiplier. »

...

Accédez à l'article complet

GreenUnivers, le média des professionnels de la transition énergétique.

Je m'abonne
  • Une veille quotidienne de l'actualité
  • Des baromètres et data exclusifs depuis 2008
  • Des invitations à nos conférences
Déjà abonné ?
Je me connecte

 

Article précédentLes exploitants de grosses batteries lancent leur association
Article suivantCarbon Cage cherche à abattre le coût du captage de CO2