Enogia veut séduire la Bourse avec ses turbo-machines

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(@Enogia)

Spécialiste de l’efficacité énergétique industrielle, le fabricant marseillais de mini-machines ORC* Enogia estime être à la veille de plusieurs années de forte croissance. Il veut à son tour s’introduire en Bourse, sur Euronext Growth, comme a pu le faire son confrère Enertime en 2016 sur une gamme plus puissante. Des concurrents directs comme l’allemand Orcan et l’américain ElectraTherm affichent aussi de grandes ambitions, de même que le suédois Climeon lui aussi coté en Bourse.

Enogia vient pour sa part d’annoncer l’approbation de son document d’enregistrement par l’Autorité des marchés financiers. Depuis sa création en 2009, trois levées de fonds ont été réalisées, la dernière avec l’équipementier automobile Faurecia, autour de 2 M€. Cette fois, le montant recherché sera « significativement plus important », indique Arthur Leroux, président et cofondateur en 2009 avec Antonin Pauchet, directeur général délégué. Les dirigeants sont prêts à perdre la majorité du capital, sachant que le capital flottant resterait minoritaire.

Neuf brevets, R&D vigoureuse

Enogia affiche 2 M€ de chiffre d’affaires en 2020, avec 840 000€ consacrés à la R&D. Dépositaire de neuf brevets, l’entreprise a investi 5,9 M€ dans la recherche depuis sa création. Hors subventions, elle n’a pas encore réalisé d’exercice profitable d’un point de vue commercial. Un Ebitda positif est attendu en 2023. Enogia estime être en mesure d’approcher une marge d’Ebitda aux alentours de 30% à l’horizon 2025 et espère un chiffre d’affaires de 95 M€.

L’entreprise développe, fabrique et commercialise des micro-turbines ORC pour récupérer la chaleur perdue à partir de seulement 70°C et la transformer en électricité, sur une gamme de 10 à 180 kW de puissance. Vendus entre quelques dizaines et quelques centaines de milliers d’euros par unité, 120 appareils ont été installés dans quelque 25 pays, ...

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