Enoé rachète ses premières centrales solaires

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(Crédit : Pixabay)

L’ambition d’Enoé Energie commence à prendre une tournure concrète. Après une centrale hydroélectrique de 1 MW, le tout jeune développeur-producteur EnR dispose désormais de ses premiers actifs solaires en exploitation. En l’occurrence, 55 centrales photovoltaïques en milieu agricole pour une capacité cumulée de 7,2 MWc et une production annuelle de 10 GWh. L’entreprise vient d’en annoncer l’acquisition et le refinancement pour un montant total de 15 M€ de dette.

Un closing en plein Covid-19

Fondée en 2019 par d’anciens dirigeants de Tenergie, EcoGreen Développement et Hydro Water Power, l’entreprise effectue là sa première ...

acquisition avec opération de refinancement. Les fonds ont été apportés par la Caisse d’Epargne Cepac et Bpifrance, Natixis intervenant comme banque de couverture. Les détails ne sont pas dévoilés, pas même auprès de qui ces centrales – toutes en exploitation – ont été acquises. Interrogé par GreenUnivers, Enoé précise simplement en être désormais actionnaire à 100%. « Ces 55 centrales sont quasiment toutes situées en région Sud Paca, dans les départements des Alpes de Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Bouches du Rhône », indique Marc Watrin, le président d’Enoé. « Avec aussi un petit îlot en Occitanie, du côté d’Albi. »

L’opération a été bouclée malgré la crise sanitaire du Covid-19. « Nos partenaires bancaires ont été exemplaires. C’est très appréciable pour une jeune société comme nous. Le closing a simplement été décalé de quelques jours. Il a pu être fait avec des personnes en télétravail et en suivant des processus qui n’existait pas quelques semaines auparavant », témoigne Marc Watrin, citant notamment l’exemple du recours aux signatures électroniques.

D’autres opérations en préparation

L’entreprise annonçait fin 2019 un pipe de projets de 250 MW dans le solaire. Outre le portefeuille qu’elle vient de racheter, elle travaille sur deux autres, chacun d’une cinquantaine de centrales aussi. Elle les construira en propre avec des chantiers qui devraient s’étaler jusqu’à fin 2021. L’un des deux est cofinancé avec Calen, une filiale du Crédit Agricole avec qui Enoe co-investit via une holding commune, Enoelen. Le développeur-producteur planche aussi sur « quelques autres opérations de croissance externe, à différents stades de développement », glisse Marc Watrin.

Pour l’instant, Enoe travaille dans le cadre des mécanismes de soutien. « Mais nous développons plusieurs projets qui pourront se passer d’aides. » Ce qui suppose des configurations bien spécifiques : des tailles suffisamment grandes, un bon ensoleillement, des raccordements peu coûteux… Mais aussi des contrats de vente de l’électricité dans des conditions intéressantes. A ce propos, Marc Watrin précise : « Nous nous en occuperons l’année prochaine. Nous traitons les sujets un à un. Aujourd’hui, nous sommes focalisés sur le développement des projets ».