L’appel d’offres solaire innovant fait la part belle à Photowatt

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(@Photowatt)

Si l’agrivoltaïsme est la grande vedette de la première session de l’appel d’offres solaire consacré aux innovations, d’autres procédés prometteurs ont aussi été présentés par les développeurs sélectionnées par les pouvoirs publics. Attributaire de 10 MW, Générale du Solaire s’est appuyé sur la technologie monolike cristal advanced du fabricant Photowatt pour décrocher trois projets de centrales au sol et 8 MW, le solde étant constitué d’un projet agrivoltaïque là encore, à l’instar de Sun’R et Voltalia.

Du mono avec des fours poly

Antonin Gondon, directeur des achats de Générale du Solaire, explique que « la solution est constituée de ...

modules bifaces hybrides, entre monosilicium et polysilicium pour simplifier, puissants mais fabriqués avec des fours conventionnels, donc moins onéreux au final ». Autre atout de ce monolike cristal advanced breveté par Photowatt et qui propose maintenant une capacité de 365 watts : un nouveau mode de découpage de plaques, source d’importantes économies sur les rebuts.

Le biface en version monolike

Le fabricant est aussi le seul, fait remarquer Antonin Gondon, à conjuguer le monolike avec une configuration à deux faces qui intéresse beaucoup Générale du Solaire : « le biface représente désormais un surcoût faible et un gain important. Les projets qui viennent d’être retenus vont nous permettre de mieux comprendre le biface, de mieux apprécier l’importance du sol et de l’effet réfléchissant albedo, par exemple ».

Cette innovation française aurait valu à Photowatt, filiale d’EDF Renouvelables depuis 2012, de décrocher environ 15% de la capacité attribuée au titre de l’innovation photovoltaïque la semaine dernière par les pouvoirs publics.

Lauréat de 11 MW et troisième de la compétition derrière Sun’R et les projets d’Engie, Urbasolar a pour sa part mis en avant un module photovoltaïque innovant fabriqué en France, à haute performance technique et environnementale et objet d’une démarche d’éco-conception. Le développeur de Montpellier ne dévoile pas le nom de l’industriel partenaire mais précise que cette solution réduit de 35 à 50% les besoins en câbles et fusibles.