Agripower finit bien l’année 2019 [Résultats]

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© Ilek

Agripower, l’intégrateur de solutions de méthanisation clé en main entré en Bourse en fin d’année dernière, vient de publier de bons résultats semestriels (juillet-décembre 2019). Il affiche un chiffre d’affaires de 5,17 M€, soit 70% de l’ensemble du CA de l’année précédente. Il ressort un résultat net de 314 000 €.

Un portefeuille de plus de 100 projets

Sur les six derniers mois de 2019 (le 1er semestre pour la société qui clôt ses comptes au 31 juin), Agripower a livré ...

1 unité collective et 6 unités individuelles de méthanisation. L’entreprise détient un portefeuille de 114 projets signés, dont 14 unités en cours d’installation (dont 12 unités individuelles) et 100 unités en phase d’étude/ingénierie. Au moment de son introduction en Bourse, elle avait déjà installé une cinquantaine d’unités surtout individuelles.

Ce carnet de commandes représente 33 M€, à réaliser d’ici 2021, et l’entreprise vise un chiffre d’affaires de 40 M€ en 2023. Un objectif maintenu malgré les perturbations économiques engendrées par la pandémie de Covid-19.

Impact du coronavirus

Comme tous les acteurs économiques, Agripower subit les effets du Covid-19. « Nous avons une quinzaine de chantiers en cours qui sont soit ralentis, soit à l’arrêt. C’est embêtant mais ma priorité reste avant tout la santé de mes collaborateurs. Ils sont mon principal actif. Nous avons recours au chômage partiel pour les techniciens, au télétravail pour les cadres dirigeants, et sommes prêts à reprendre le travail dès que le confinement sera terminé », explique Eric Lecoq, le chef d’entreprise.

Outre la problématique des opérations sur les chantiers, Agripower éprouve des difficultés à organiser la livraison du matériel, dont une partie provient d’autres pays. Les deux principaux fournisseurs sont l’allemand Weltec Biopower et le belge Biolectric. « Actuellement les frontières sont fermées, nos matériels ne passent plus », constate le dirigeant.

Interrogé sur le maintien de ses objectifs financiers, il explique : « il y aura sans aucun doute un impact à court terme, mais cela ne sera qu’un décalage. Nous pensons pouvoir le rattraper, d’autant que cette crise conforte la nécessité pour les agriculteurs de diversifier leurs revenus ».