Effy n’hésite pas à pointer les faiblesses des CEE

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Le groupe Effy, spécialiste des économies d’énergie via les financements sous CEE (certificats d’économies d’énergie), récemment recentré sur le marché des particuliers, vient de faire plusieurs propositions au gouvernement, dans le cadre du Grand débat. Elles sont destinées à améliorer le dispositif des CEE, objet de critiques proportionnelles à sa montée en puissance depuis sa création en 2006. En particulier depuis 2017, année où les objectifs de la 4e période ont été confirmés, où le prix des CEE a recommencé à flamber, où Tracfin a révélé les fraudes et où des parlementaires se sont inquiétés de l’efficacité des travaux, au vu de leur coût pour les énergéticiens.

Impliquer le Médiateur

Pour Effy et comme le formule Audrey Zermati, directrice de la stratégie, “le sujet le plus préoccupant est à nos yeux ...

la qualité des travaux, un combat de tous les jours. Il faut à tout prix éviter que notre secteur soit discrédité aux yeux des consommateurs ». De fait, sur les huit propositions que formule Effy (consultables ci-dessous), quatre portent sur cette thématique. On notera l’idée de « donner compétence au Médiateur national de l’énergie sur la rénovation énergétique afin de pouvoir enregistrer et traiter le cas échéant les plaintes des particuliers ». Et  celle de créer une force d’intervention pour amener les pouvoirs publics à mieux se coordonner, par exemple la police et les fonctionnaires en charge des CEE au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Visibilité à presque dix ans ?

On retient aussi le souhait d’Effy de « stabiliser les incitations financières et le dispositif d’obligation d’économie d’énergie sur l’ensemble de la durée de la programmation pluriannuelle de l’énergie ». De fait, il est tout à fait possible et ce sera une première que la cinquième et la sixième périodes fassent l’objet d’une préparation de concert à partir de fin 2019, ce qui amènerait le secteur (notamment les obligés…) à avoir de la visibilité jusqu’en 2026-2027. La démarche favoriserait sans doute des investissements à long terme, par exemple sur les contrôles, mais aussi sur la mesure de l’efficacité des travaux sur le terrain. L’Ademe est en charge d’une étude là-dessus cette année. Mais les résultats des CEE méritent des analyses au long cours (surtout quand les travaux sont réalisés par étapes…) et sur des échantillons bien plus larges.

Consulter les propositions d’Effy (ici en PDF) :