Un cerf-volant pour Shell et Alphabet

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© Makani

Le pétrolier rejoint la maison-mère de Google pour investir dans Makani, afin de commercialiser son cerf-volant éolien. Membre de l’incubateur de technologie X d’Alphabet pendant 5 ans, la start-up californienne prend son indépendance suite à l’investissement – au montant non dévoilé – de Shell. Fondée en 2006 par Corwin Hardham, Don Montague et Saul Griffith, elle a rejoint Alphabet en 2013.

Sur terre et en mer

Makani conçoit ...

une sorte de petit avion, pourvu de huit rotors qui génèrent de l’électricité grâce au vent. Le prototype relié au sol par un câble s’envole grâce à des ailes de 26 m de largeur. Testé sur la terre ferme, il peut aussi être amarré à une bouée en eaux profondes. Sa trajectoire est contrôlée par un logiciel, aidé par des données GPS. L’appareil en fibre de carbone peut être implanté au sein de parcs éoliens existants, sur des îles ou en région montagneuse. Makani a déjà envoyé un prototype de 600 kW – de quoi alimenter 300 foyers – s’élever à 350 mètres au-dessus de la Californie en 2017. Elle est financée par le programme RE<C de Google et l’ARPA-E, une agence gouvernementale américaine dédiée aux projets technologiques avancés. Un autre déploiement est prévu en Norvège d’ici fin 2019.

Énergie renouvelable volante

Shell avait déjà investi dans une technologie similaire. En 2016, le pétrolier, en compagnie d’E.ON et Schlumberger, avait financé à hauteur de 5 M£ (5,86 M€) la start-up britannique Kite Power Systems, qui développe une voile génératrice d’électricité d’une puissance de 500 kW pouvant être déployée en mer. Mais l’entreprise n’a plus communiqué depuis 2017… En France, la start-up Kitewinder a pu financer son éolienne volante via une campagne de financement participatif sur Ulule (plus de 32 500 € récoltés), après avoir empoché 318 838 € via le Concours d’innovation.