Gazonor lève 3M€ grâce à la troisième révolution industrielle

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Installation de cogénération de Gazonor – Crédit
Thomas Blosseville

Dans les Hauts-de-France, la troisième révolution industrielle passera par le gaz de mine, ce gaz qui s’échappe des anciennes mines de charbon et contient, selon les endroits, 40 à 80% de méthane. La Française de l’énergie annonce en effet avoir obtenu, pour sa filiale Gazonor, un financement de 3M€ de la part de CAP3RI. Ce fonds créé en 2015 et consacré à la troisième révolution industrielle avait jusqu’à présent investi dans le reconditionnement d’éoliennes, le traitement des déchets et la méthanisation. Avec Gazonor, il soutient maintenant un gaz officiellement ...

reconnu par l’administration comme une énergie de récupération, quand il est valorisé par cogénération.

À ce titre, Gazonor bénéficie d’un tarif d’achat pour l’électricité qu’elle produit à partir du gaz de mine. Fin 2017, l’entreprise possédait une capacité de cogénération de 9 MW électriques. Elle espère « atteindre rapidement 40 à 50 MW », selon Julien Moulin, président de sa maison-mère, la Française de l’énergie. Quant à la chaleur provenant de la cogénération, l’entreprise est en discussion avec des communes des environs pour la valoriser. L’idée est de l’injecter dans des réseaux de chaleur. En juillet dernier, elle a remporté un premier appel d’offres, avec Dalkia, à Béthune. Grâce au statut d’énergie de récupération, le gaz de mine contribue à l’obtention d’une TVA réduite sur la tarification du réseau et à une aide du Fonds chaleur de l’Ademe.