Sweetch Energy lève 1,4 M€ pour énergiser le sel

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(Crédit : Suez)

Il y a parfois de l’électricité dans l’air… mais aussi dans l’eau. La dissolution du sel dans l’élément aqueux génère en effet un courant électrique. Un phénomène physico-chimique qui pourrait fournir d’importantes quantités d’énergie, par exemple dans les estuaires, via la filtration de l’eau.

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d’émerger à Rennes, dans les locaux tout frais de Sweetch Energy, lauréate du Cleantech Open France 2016. Elle a levé 1,4 M€ auprès de Go Capital, investisseur régional de l’Ouest – il vient de lancer un fonds d’amorçage – et Emertec, spécialiste de l’early stage dans les cleantech. Car pour Sweetch Energy, il est temps de quitter la pure recherche scientifique pour parvenir à la « proof of concept ».

C’est prévu d’ici fin 2019. « L’objectif est de passer de l’échelle nanométrique au cm puis d’atteindre l’échelle industrielle, annonce Bruno Mottet, cofondateur de la société il y a deux ans. L’échelle industrielle, c’est celle qui ouvrira le tout premier marché identifié par Sweetch Energy, non pas dans les estuaires pour l’instant mais sur les sites des opérateurs de dessalement. Les résidus du traitement de l’eau salée sont, vu de chez Sweetch Energy, des gisements d’énergie en partie récupérables. Et un modèle économique existerait, l’électricité produite diminuant les coûts d’exploitation des usines. Cerise sur le gâteau, la brique Sweetch se greffe en fin de process de dessalement, sans le perturber ni en réduire l’efficacité.

Recrutement d’ingénieurs

Les difficultés des années qui viennent ? «  Nous devons parvenir à trouver des procédés stables et fiables, pour synthétiser chacun des composants et les assembler. C’est une problématique de matériaux et de mécanique des fluides », indique Bruno Mottet. Deux ingénieurs vont être recrutés à cette fin cette année. C’est en grande partie à cela que sert l’actuelle levée de fonds auprès des investisseurs, complétée par une aide de Bpifrance à hauteur de 700 000 euros. La suite dans deux ou trois ans si tout va bien, sur des montants bien plus conséquents.