Les investissements dans les cleantech baissent partout et s’effondrent en Europe

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energies renouvelablesPrésentés dans le cadre d’un sommet organisé par le réseau américain d’investisseurs et d’organisations environnementales CERES (Coalition for Environmentally Responsible Economies) à New-York, les résultats de l’étude annuelle publiée par Bloomberg New Energy Finance (BNEF) sur les investissements dans les cleantech ont jeté un froid.

– 12 % au niveau mondial

Les investissements ont connu une baisse de 12% en 2013 au niveau mondial, pour s’établir à 254 Mds$. C’est une deuxième année consécutive de baisse après celle de 9,1% observée en 2012 suite au record de 2011 (318 Mds$).

Hausse de 20 % des capacités EnR installées 

Dans les énergies renouvelables, le déclin s’explique notamment par la baisse des coûts obtenue grâce aux avancées technologiques, et s’accompagne d’ailleurs d’un accroissement de 20% des capacités installées. Mais elle est également liée au recul des soutiens publics octroyés par les gouvernements des pays européens aux projets d’énergies renouvelables. En termes de secteurs, les investissements mondiaux sont restés stables dans l’éolien à 80,3 Mds$, en baisse de 143 Mds à 114,7 Mds€ dans le solaire.

Bond de 55 % des investissements au Japon

Le phénomène se produit dans toutes les régions du monde, à l’exception notable de l’Inde et du Canada où l’on observe une légère augmentation, et surtout du Japon, où les investissements dans le solaire notamment (pour pallier l’arrêt des réacteurs nucléaires) ont bondi de 55% pour atteindre 35,4 Mds$.

Même les investissements chinois connaissent leur premier recul en 10 ans, de 3,8 % à 61,3 Mds$. Aux Etats-Unis, l’autre gros investisseur, la baisse a atteint 8,4% et les investissements s’établissent à 48,4 Mds$.

Effondrement de 41% en Europe, essentiellement dû à l’Allemagne

En Europe, ces investissements s’effondrent de 41% et passent de 98 à 58 Mds$ (42,6 Mds €). L’Allemagne est le pays qui enregistre la baisse la plus significative en chutant de 26,2 à 14,1 Mds€. En comparaison, la baisse observée au Royaume-Uni reste limitée, de 14,3 Mds$ à 13 Mds$. Parmi les acteurs plus modestes, la France passe de 6,2 Mds$ à 4,1 Mds$ et les compteurs espagnols sont désormais bloqués à 1,1 Md$.