Les entrepreneurs des cleantech à l’offensive

Print Friendly, PDF & Email
Frédéric Utzmann (DR)
Frédéric Utzmann (DR)

Fédérer les start-up et PME des cleantech pour les aider à grandir. C’est l’objectif de l’association France Energie Nouvelle (FEN), qui se présente comme un collectif d’entrepreneurs. A l’occasion de l’événement LeCleantech, qu’elle co-organise les 4 et 5 décembre à Villepinte, son président Frédéric Utzmann, par ailleurs cofondateur et président de CertiNergy, fait le point sur les premières réalisations et les projets de FEN.

GreenUnivers : Un an après sa création, où en est France Energie Nouvelle ?

F.U. : Nous regroupons aujourd’hui une quarantaine d’entreprises de tous les secteurs des cleantech, de l’efficacité énergétique au recyclage en passant par les énergies renouvelables. En tout, elles représentent plus de 1 000 emplois créés. Et d’autres membres sont en train de nous rejoindre. Nous sommes ouverts à toutes les PME réalisant moins de 50 M€ de chiffre d’affaires.

GU : D’autres associations et syndicats professionnels existent déjà. Qu’est-ce qui vous distingue ?

F.U. : Nous ne sommes pas une association sectorielle qui défend les intérêts d’une filière, notre approche est complémentaire et transversale. Nous voulons être un collectif d’entrepreneurs, à l’image de France Digital ou France Biotech. Les jeunes sociétés des cleantech ont des activités très différentes, mais elles partagent un certain nombre de points communs : elles ont besoin de beaucoup de capitaux, de temps pour décoller car elles sont porteuses d’innovations…. Et elles font face aux mêmes barrières qui limitent leur croissance comme les difficultés d’accès aux marchés publics ou les évolutions de la réglementation. En nous regroupant, nous pouvons constituer une force susceptible de faire bouger les choses et d’aider nos entreprises à grandir et à créer des emplois. La France a déjà des champions internationaux dans les cleantech, comme GDF Suez et EDF dans l’énergie, Veolia Environnement et Suez Environnement dans l’eau et le recyclage. D’autres peuvent se développer avec un peu de soutien.

GU : Concrètement, quelles actions menez-vous ?              

F.U. : Nous avons lancé quatre types d’actions. D’abord une démarche de lobbying via des rencontres avec les pouvoirs publics pour les sensibiliser à nos difficultés et au potentiel de croissance que nous représentons. Ensuite, nous structurons des outils : nous avons par exemple établi un mapping des interlocuteurs dans les administrations, que nous partageons. Nous avons aussi lancé un groupe de travail avec la Fabrique écologique pour aboutir d’ici à juin 2014 à une série de propositions concrètes pour favoriser la croissance des PME de l’économie verte. Enfin la dernière action, c’est LeCleantech, une manifestation organisée cette semaine à Villepinte dans le cadre de Pollutec avec des conférences et des ateliers très opérationnels sur le code des marchés publics ou encore les enjeux juridiques d’une levée de fonds. Avec aussi une soirée « Prestige »*, le 4 décembre, qui réunira des intervenants de haut niveau.

* : GreenUnivers est partenaire de cette soirée « Prestige », organisée le 4 décembre à partir de 19H30.