Succès mitigé pour l’augmentation de capital de Voltalia (Premium)

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Article modifié le 10 août avec valorisation de la société et projets en cours

Le développeur et producteur d’énergie verte Voltalia a bouclé son augmentation de capital, avec maintien du droit préférentiel de souscription, annoncée mi- juillet. Mais il n’a pas fait le plein : sur les 80,7 millions d’euros recherchés, la société collecte ...

63,2 M€ (78% de l’offre). Elle multiplie ainsi ses fonds propres par 3,4.

« Au cours du 9 août, et après prise en compte de l’émission des nouvelles actions, la capitalisation boursière de Voltalia s’élevait à 89,3 M€ », a indiqué Sébastien Clerc, directeur général de Voltalia, à GreenUnivers.

L’actionnaire de référence, Voltalia Investissement, la holding de tête de Voltalia contrôlée par la famille Mulliez, s’était engagée à garantir les trois quarts de l’opération, soit près de 61,6 M€. Elle a notamment apporté 16,6 M€ par compensation d’une créance d’actionnaire qu’elle détenait sur Voltalia. Elle se renforce logiquement au capital, dont elle détient désormais 92,74% avec 118.379.872 actions, contre 62,33% avant l’opération.

Au-delà de l’apport garanti par Voltalia Investissement, l’apport complémentaire est donc d’environ 1,7 M€.

Les nouvelles actions ont été émises à la valeur nominale de 0,57 €, alors que le titre Voltalia affiche aujourd’hui un cours de 0,70 € au Marché Libre d’Euronext Paris. Elles seront négociables dès le 10 août. Cotée depuis mai 2006, Voltalia est actuellement sur ses plus bas historiques, après avoir atteint 8-9 € en 2007-2008.

Un pipeline de 350 MW

« Cette opération nous permet d’engager avec rigueur et détermination notre plan de développement portant sur 350 MW », commente Sébastien Clerc. Créée en 2005, l’entreprise mise surtout sur l’éolien et le solaire à moyen terme, au Brésil notamment où elle concentre 91% de ses projets à construire dans les trois ans. « La construction des 350 MW de nouvelles centrales électriques sera initiée d’ici fin 2012, avec 320 MW au Brésil (centrales éoliennes) et 30 MW en France et en Grèce (centrales solaires et éoliennes) », indique le dirigeant.

Coincée entre un business plan ambitieux et de mauvais résultats dus à la situation difficile des énergies renouvelables en Europe, Voltalia avait un besoin urgent de capitaux, son fonds de roulement n’étant pas suffisant pour financer son développement. Le groupe a enregistré 29 M€ de pertes en 2011 pour un chiffre d’affaires de 11 M€.

A fin 2011, Voltalia disposait d’une capacité installée de 42 MW et de 1,6 MW en construction. Elle déclarait également 553 MW autorisés à construire, dont les 96 MW de son parc solaire de La Barben, près de Marseille, actuellement en stand-by. Enfin, le portefeuille de projets en développement du groupe s’élevait à plus de 1 GW.

Ces dernières semaines, la société de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a achevé plusieurs petites centrales photovoltaïques en Grèce (1,5 MW), a lancé  la construction de la centrale de Montmayon en France (2,8 MW) et la qualification de la centrale du Castellet dans le cadre de l’appel d’offres lancé par l’Etat français (4,5 MW).