Immobilier : la communication sur l’éco-performance en progrès (étude)

Print Friendly, PDF & Email

Image 1Les grands acteurs de l’immobilier en France – promoteurs, sociétés foncières et gestionnaires d’actifs immobiliers – prennent conscience de manière croissante des enjeux environnementaux dans le bâtiment. C’est ce qui ressort de la troisième édition du baromètre Novethic/Ademe, sur la qualité de la communication sur l’éco-performance des bâtiments de 26 sociétés du secteur, toutes cotées sur Euronext Paris.

L’inverse aurait d’ailleurs semblé étrange, compte-tenu de l’évolution de la réglementation sur la performance énergétique des bâtiments, avec par exemple l’obligation d’atteindre 50 kWh/m2/an en 2012 pour le neuf. Pour autant, l’étude de Novethic, filiale de la Caisse des Dépôts, met en lumière plusieurs disparités.

Une carence d’information …

Premier constat : en un an, la compréhension des enjeux de performance énergétique et de lutte contre les émissions de CO2 a progressé, mais l’opacité des informations ne permet pas d’offrir une vision complète de l’éco-performance du parc. Du coup, le manque de transparence sur les performances du patrimoine ou des nouveaux bâtiments fragilise le discours plutôt positif des sociétés étudiées.

Sur le fond, une réflexion sur l’impact économique des solutions vertueuses dans le bâtiment prend forme. L’utilisation de labels et de certifications se précisent. Toutes les sociétés travaillent sur un « projet vert pilote ». Enfin, même si la notion de « valorisation verte » fait son chemin, elle n’est pas (encore) un critère d’investissement explicite pour ces sociétés, selon Novethic.

… mais des progrès constatés

Côté résultats, des différences existent entre les trois types de sociétés étudiées, comme le montre la notation établie sur quatre critères : évocation de la performance, transparence, engagements sur la performance future, informations sur l’innovation.

Les promoteurs restent les champions du classement. Ils réalisent un gain moyen de 36% par rapport à 2009. Bouygues Immobilier arrive en tête (70%), devant Eiffage, Icade et Crédit Agricole Immobilier. A l’inverse, Vinci (40%) et Altarea (29%) se situent en bas du palmarès.

Le baromètre montre un saut qualitatif dans la communication des gestionnaires d’actifs immobiliers, dont la note a bondi de 92%, en moyenne. Ces sociétés restent cependant les mauvais élèves de l’étude, avec une carence globale d’informations. Natixis (AWE Europe) se détache positivement avec 53% des critères remplis. On observe par ailleurs une amélioration pour BNP Paribas AM, Nexity et Dexia, et peu d’évolution pour AXA REIM, Société Générale AM ou Crédit Agricole AM.

Enfin, les foncières ont une position médiane, avec des résultats très hétérogènes. Leur note moyenne a crû de 30% en un an. Gecina est la société la mieux notée à 79%. Derrière se trouvent Icade, Accor et Unibail Rodanco.  Dans le bas du classement, Orpéa, Foncière des Murs ou ANF semblent inactives, malgré une bonne dynamique 2008-2009.

Alexandre Simonnet