Les Français espèrent beaucoup des emplois liés à l’environnement

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Plus des trois quarts des Français (77%) estiment que les secteurs liés aux économies d’énergie et à l’environnement vont créer de nombreux emplois à l’avenir, selon une enquête (*) effectuée par l’institut Opinionway pour l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). C’est parmi la catégorie des jeunes actifs (25-34 ans) que l’on trouve la plus forte proportion de réponses positives (85%).

Enthousiastes, 83% conseilleraient à des jeunes de s’orienter vers la filière des économies d’énergie. Un sur deux serait même prêt à s’orienter vers ce domaine dans le cadre d’une nouvelle étape de sa vie professionnelle.

Ils sont 90% à juger que le développement de formations initiales pour les étudiants dans les domaines du développement durable, de l’environnement et des économies d’énergie est une priorité et 86% le développement de formations continues pour les salariés.

Les perspectives d’emploi dans le secteur de l’environnement en France ont fait l’objet récemment d’évolutions optimistes. Ainsi, selon l’étude d’impact publiée par le ministère de l’Ecologie, les mesures prévues dans la loi-programme sur le Grenelle de l’environnement pourraient créer ou maintenir 553 000 emplois d’ici à 2020, dont une grosse partie dans le secteur du bâtiment (235 000).

Une autre étude de l’Ademe chiffre à 440 000 en 2012, les emplois liés aux énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en France, si les engagements du Grenelle sont respectés. Ce qui représente un doublement par rapport aux 220 000 emplois comptabilisés en 2007 dans ces secteurs.

Mais des experts mettent en garde sur un excès d’enthousiasme, estimant que s’il y aura bien des créations d’emplois, elles ne seront peut-être pas aussi nombreuses que certains l’espèrent. Et surtout que les compétences dont on aura besoin ne sont pas forcément nouvelles, mais correspondent davantage à une adaptation des métiers. Ce qui ne nécessite pas forcément la mise en place de formations spécifiques.

* : étude réalisée en octobre dernier auprès d’un échantillon de 4235 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Plus d’informations sur l’étude ici.