Obligation CEE : une petite hausse, un gros chantier

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« Une augmentation raisonnée et une volonté claire d’aller vers des économies d’énergie réelles » : l’Union française de l’électricité, par la voix de Mathias Laffont, directeur économie, mobilité et bâtiment, salue ainsi le décret et l’arrêté communiqués ce week-end par le ministère de la Transition écologique sur les volumes de certificats d’économies d’énergie (CEE) à collecter entre 2022 et fin 2025, pendant la 5e période du dispositif, dite « P5 ».

Après addition des différentes obligations par filière énergétique, on arrive autour de 2 400 TWh*, contre 2 133 TWhc prévus entre 2018 et 2021 inclus. Soit une hausse de 12,5%, donc deux fois moins que celle envisagée par l’étude de l’Ademe en 2018 sur les gisements d’économies d’énergie, avec une hausse possible alors évaluée à 25%. Les augmentations des périodes précédentes – un doublement entre « P3 » et « P4 », par exemple – , ne sont plus qu’un souvenir. Néanmoins, les intermédiaires délégataires CEE ne semblent pas trop déçus : « Si à première vue, l’ambition ...