Les bus à hydrogène n’ont pas de marché, mais peut-être des acheteurs

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(@Transdev)

Ce nouveau vecteur énergétique qu’est l’hydrogène décarboné n’a jamais bénéficié d’autant d’attentions et de bonnes intentions qu’aujourd’hui. Présentée cette semaine, la nouvelle stratégie énergétique de la Commission européenne en fournit une illustration. Mais à quelles conditions ces vœux peuvent-ils se réaliser ? L’Institut des politiques publiques, une joint-venture de l’Ecole d’économie de Paris et du Crest* (X, Ensae, Ensai), s’est penché sur le sujet en prenant le cas des bus à hydrogène, certains étant aujourd’hui en service à Pau, Versailles et dans le Pas-de-Calais. Les auteurs mettent au clair d’abord le coût total de possession (CTP) sachant qu’un bus H2 se paie au moins 650 000€ (contre 470 000€ pour un véhicule à batteries, 210 000€ pour un diesel) mais que la consommation et la maintenance coûtent assez peu. Ce qui donne un CTP de 5,53€/km pour un bus H2, de 4,97€/km pour l’électrique à batterie et ...