IDF Mobilités inaugure sa première ligne avec des bus hydrogène

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(c) IDF Mobilités

Ile-de-France Mobilités, le syndicat des transports de la région francilienne, a inauguré la semaine dernière ses deux premiers bus à hydrogène. Circulant quotidiennement entre Versailles et Jouy-en-Josas (Yvelines), ces véhicules s’inscrivent dans une expérimentation qui durera 7 ans. L’hydrogène « bas carbone » sera quant à lui produit sur le site normand de Port-Jérôme.

850 000 € par bus

Pour cette première en Ile-de-France (les villes de Pau et Béthune ont aussi lancé leurs bus H2), le syndicat des transports a mis ...

la main à la poche : 850 000 € par bus. Un prix bien supérieur à ses équivalents électriques et GNV (400/450 000 €), et bien sûr diesel (250/300 000 €). Le coût a entièrement été pris en charge par IDF Mobilités alors qu’il est habituellement partagé avec le transporteur (1/3 pour le premier, 2/3 pour le second). L’initiative a aussi reçu le soutien du programme Européen 3Emotion (qui finance 32% via IDF Mobilités) et de la communauté d’Agglomération de Versailles Grand Parc (9%). Le transporteur, en l’occurrence, Savac prendra à sa charge le petit entretien, la maintenance de la partie H2 du bus étant assurée par les équipes du constructeur Van Hool.

Île-de-France Mobilités s’est fixé comme objectif d’avoir une flotte de bus 100% propres dans les zones denses en 2025 (environ 5 000 bus) et dans toute la région en 2029 (5 000 bus également). Pour cela, le syndicat étudie les options électriques, bio-GNV mais aussi H2. Cette expérimentation de 7 ans a vocation à tester les performances de ce type de véhicule et d’obtenir un retour d’expérience comparatif en matière de consommation, d’autonomie, de coûts d’exploitation et de maintenance.

H2 « bas carbone »

Quid de l’hydrogène ? Il sera distribué sur le site d’Air Liquide à Loges-en-Josas. Chaque plein de 39 kg de H2 correspondant à une autonomie de 300 kilomètres. L’hydrogène sera produit sur le site de Port-Jérôme (Normandie) donc à base de gaz naturel. Mais l’industriel précise qu’il le sera en utilisant la technologie de captation du CO? Cryocap, un procédé qui permet de capter jusqu’à 90% du CO2, soit environ 100 000 tonnes par an. Un processus qui autorise Air Liquide à certifier l’hydrogène « bas carbone » au travers de la plateforme de garanties d’origine CertifHy.