WPO veut lever entre 5 et 10 M€ avec ses GreenTokens

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(Crédit : Innogy)

WPO, la société spécialisée dans l’exploitation d’actifs EnR, souhaite lever entre 5 et 10 M€ au moyen d’une Offre au public de jetons (ou Initial coin offering en anglais) pour laquelle l’entreprise vient de recevoir le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF). L’opération est permise par la loi Pacte qui a donné un statut à ces actifs numériques sous forme de jetons d’usage.

Ticket de métro

Les jetons ...

seront réunis par une blockchain, ce système de certification et d’échange décentralisé. Ils serviront d’actifs de paiement pour des biens et des services de WPO et de ses partenaires. Barthélémy Rouer, PDG et cofondateur de WPO, les présente comme des « tickets de métro universels et sans péremption ». Ils ciblent particulièrement les acteurs du secteur EnR qui pourraient faire usage de ces services. Des courtiers en assurances et des entreprises de maintenance se seraient même déjà engagés.

L’ambition va jusqu’aux particuliers qui pourraient ainsi « financer les études d’installation de panneaux PV sur leur toit, ou la construction d’un parc éolien à proximité », imagine Barthélémy Rouer. Ce dernier est confiant dans sa capacité à toucher le grand public et s’appuie sur sa récente levée de fonds de 600 000 € sur la plateforme Lendosphère : « L’opération a été bouclée en moins de 24h, cela confirme l’intérêt des petits investisseurs », estime-t-il. L’objectif pour l’entrepreneur est désormais d’arriver à faire dix fois plus.

Cryptomonnaie

L’offre au public de jetons GreenTokens aura lieu du 8 septembre au 12 novembre 2020. A partir du 1er décembre 2020, les jetons pourront s’échanger sur Savitar, une plateforme française d’achat et vente de cryptomonnaies ou directement auprès du Réseau GreenToken. Son cours deviendra donc variable comme les autres cryptomonnaies.

Cela fait déjà deux ans que WPO essaie de lancer son ICO. « Nous avons préféré nous placer dans le nouveau cadre réglementaire français qui nous est favorable », explique Barthélémy Rouer. Il a reçu le visa AMF le lendemain du déconfinement. Sa société s’appuie sur l’analyse de 10 TWh de données par an (parc de 5,2 GW) et une base de 100 TWh, majoritairement issus de productions éoliennes (65%). Elle annonce un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2019 et compte 73 salariés.