Seclin (Nord) veut construire une centrale EnR par an

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(Crédit : CVE)

La ville de Seclin, près de Lille, actera le budget de son Plan climat en mars 2019, mais elle a déjà voté ses objectifs en décembre dernier. Et ils sont pour le moins ambitieux ! Placé sous l’égide de l’Agenda 21 et de la Convention des maires pour le climat, son plan d’action est dédié à « la mise en œuvre de différents axes de travail sur la mobilité, la rénovation énergétique et les énergies renouvelables », décrit Nicolas Vanvincq, chargé de l’Agenda 21 de cette ville de 12 500 habitants (en 2014, selon l’Insee). Objectif ...

: -50% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 2019. Pour ce faire, les énergies renouvelables devront représenter 50% de la consommation (3 537 MWh estimés en 2030), dont 20% produits localement (1 414 MWh). Les secteurs sont déjà identifiés : « thermique solaire, photovoltaïque sur toiture, éolien, géothermie », énumère Nicolas Vanvincq. « Nous fixons l’objectif de la réalisation d’une centrale de production d’énergies renouvelables par an d’ici à 2030. » En 2018, une moquette solaire a déjà été installée sur la piscine, et deux centrales solaires en autoconsommation sont prévues en 2019.

Diminution du trafic

Côté mobilité, le premier plan issu de la convention des maires pour le climat (en 2014) s’était concentré sur les agents municipaux, et avait permis de passer de 45 200 litres de carburant consommés en 2011 à 26 000 litres en 2017 via une « diminution de la flotte de véhicules municipaux et la migration d’une partie en véhicules électriques. Un forfait mobilité commence à être développé pour les agents municipaux ». Nicolas Vanvincq précise que la ville a « une marge de manœuvre assez faible car c’est la métropole [Lille, NDLR] qui s’occupe des transports. Nous avons vocation à rapprocher les différents acteurs, il s’agit plus d’une mise en réseau que d’infrastructures ». Pour les citoyens, la ville veut installer des aires de covoiturage, des parcs à vélos, et promouvoir plus largement la « mobilité douce ».

Les citoyens sensibilisés

Depuis septembre 2017, les Seclinois peuvent signer une « convention citoyenne pour le climat et l’énergie » : « Nous proposons aux particuliers et associations de s’engager à réduire leur impact carbone en réalisant un micro-bilan carbone personnel », explique Nicolas Vanvincq. Ce programme, surnommé « MicMac » (pour « mon impact carbone, mes actions concrètes »), prend la forme d’un « tableur Excel où les participants indiquent la consommation énergétique de leur logement, leur nombre de kilomètres parcourus, leur mode de consommation alimentaire, leur pratique du compostage… Cela permet à chacun de réaliser son bilan carbone et de définir un plan carbone personnel et de quantifier l’impact des actions menées ». Pour l’instant, 27 foyers ont signé cette convention ; l’objectif est de porter ce chiffre à 30 familles par an.