Qui finance les projets off grid ? [Compte-rendu]

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[Compte-rendu des 2èmes Rencontres internationales de la transition énergétique : Développer des projets off grid]

Michaël Salomon © GreenUnivers

« Les projets off grid + stockage mobilisent surtout des fonds propres, donc bénéficient encore de peu de dette, et sont développés par des IPP* internationaux, notamment français », constate Michaël Salomon, fondateur du cabinet de conseil spécialiste du stockage Clean Horizon. Cette prudence des financeurs est principalement due au risque technologique – manque de retour d’expérience long terme sur les batteries -, au risque pays et à celui sur la contrepartie, le tout étant parfois aggravé par le paiement en monnaie faible. Le hors réseau est donc un marché d’entrepreneurs, capables de bien évaluer les risques et ...

de les prendre.

Michaël Salomon observe deux extrêmes dans les financements. D’un côté des modèles fondés sur des appels d’offres menés et soutenus financièrement par la puissance publique, tels que les compétitions dans les Dom français. Le dernier appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie, sur le stockage centralisé, en fournit un bon exemple. « Ici, c’est le contribuable qui paie », rappelle Michaël Salomon. De l’autre côté, des projets à l’initiative de petits énergéticiens dans les pays émergents. Ces utilities, économiquement fragiles, arbitrent en faveur des EnR + stockage en lieu et place des générateurs diesel, pour des motifs désormais économiques. « Dans ce cas de figure, une garantie souveraine peut se révéler précieuse », commente Michaël Salomon.

*Independent power producers

• Consulter ci-dessous la présentation « Qui finance les projets ? » (ou ici en PDF) :