VE : à Electric Road, des interrogations sur le modèle économique

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Etant donné son appellation, on pourrait supposer que le congrès et salon Electric Road, organisé les 18 et 19 juin à Nantes pour sa 5e édition, soit fréquenté exclusivement par les professionnels de la mobilité électrique. Ce serait une erreur. Parmi les intervenants figure ainsi Loïk Le Floch-Prigent, qui voit un grand avenir au moteur thermique optimisé et un tout petit à l’électrique, parce que « l’énergie de demain sera l’énergie la moins chère », assure l’ancien PDG d’Elf. Il n’est pas le seul à s’interroger sur le coût des véhicules et des infrastructures favorables au climat. « Je suis convaincu que nous aurons un jour tous les véhicules électriques possibles et imaginables. Mais pour quel coût ? Qui paiera la différence ? », se demande Michel Mézard, PDG de Snat, un important transporteur routier du Grand-Ouest.

La question se pose dans d’autres segments du marché. Marc Delayer, président de l’Union des transports publics, rappelle que la mise aux normes Euro 6 (moins polluantes) du parc de bus français génère un surcoût de 30% mais que la mutation vers l’électrique doublerait la facture pour les opérateurs et donc les usagers.

Course à la puissance

Le transport électrique est-il coincé dans une impasse économique ? La conclusion serait prématurée, sauf à...

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