Le stockage d’énergies renouvelables en test dans les îles françaises (Premium)

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La Réunion

À côté de la parité réseau, une deuxième révolution probablement aussi importante pour les énergies renouvelables est en gestation : le stockage stationnaire de l’électricité verte. Plus discrète, elle sera aussi plus lente à prendre forme mais se prépare déjà minutieusement en coulisse. En France, les projets s’accélèrent ces derniers mois, aussi bien à grande échelle (stockage d’énergie d’une ferme éolienne, par exemple), qu’à petite (énergie d’un toit solaire).

L’enjeu pour la filière est double. D’abord réduire au maximum l’intermittence des énergies renouvelables (EnR), en lissant leur production grâce à des « batteries tampons », tout en améliorant les prévisions de production et l’équilibre du réseau entre l’offre et la demande. Ensuite favoriser la production d’une énergie distribuée, c’est à dire consommée directement à proximité du lieu de production, indépendamment du réseau.

Cette approche de micro-réseau décentralisé (ou micro-grid) sera possible grâce aux technologies de réseaux électriques intelligents (smart grid). À terme, les enjeux énergétiques sont énormes pour un pays comme la France, où tout le système de production électrique est centralisé principalement autour d’un réseau réduit de centrales nucléaires (19 sites / 58 réacteurs) en métropole. Le marché ne s’y trompe pas et se tourne pour l’instant vers des expérimentations dans les zones insulaires.

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