90 millions d’euros pour booster les éco-industries en France

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Après le plan de développement des énergies renouvelables il y a quelques jours, c’est au tour de la secrétaire d’Etat chargé de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de présenter ses mesures en faveur des éco-industries dans le cadre du plan Ecotech 2012, qui seront opérationnelles au premier semestre 2009.

Sur le plan financier, 60 millions d’euros seront affectés aux projets « éco-industries » des PMI par France Investissement en 2009 et 30 millions d’euros seront distribués sur trois ans dans le cadre d’un premier appel à projets de R&D « écotechnologies », dédié à des projets de R&D, qui sera lancé en janvier prochain, avec l’Ademe et Oseo.

D’autres mesures sont au programme, comme la création d’un groupe de concertation pour rapprocher les pôles de compétitivité existants en matière d’éco-technologies, voire en créer un nouveau sur les technologies de l’environnement, un programme de contrôle sur le dumping environnemental par le Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) – notamment sur les étuiquetes CO2 des véhicules – ou la mise en place d’un écoportail afin de valoriser les produits et industries de l’environnement.

Ces dispositions ont été présentées lors du salon Pollutec  dans le cadre du Comité  stratégique des Eco-industries (Cosei), qui réunit acteurs publics et privés. Une étude, réalisée par le Boston consulting group (BCG), a servi à évaluer le potentiel des éco-industries en France.

Ce rapport chiffre à 60 milliards d’euros et 400 000 emplois les éco-industries aujourd’hui en France. Il estime qu’il est possible de générer 50 milliards d’activité supplémentaires et 280 000 nouveaux emplois d’ici à 2020 (voir ci-dessous).

Plusieurs filières en forte croissance, qui constituent les principaux gisements énergétiques et environnementaux, sont identifiées, pour lesquelles le BCG appelle à un effort d’industrialisation : efficacité énergétique des bâtiments, biomasse, recyclage et valorisation énergétique des déchets, biocarburants et dépollution des sites.

Le rapport estime aussi que les pouvoirs publics doivent encourager des « paris industriels » sur des technologies de rupture. Exemples : la capture et le stockage du CO2, dont le marché mondial potentiel est évalué à 100 milliards d’euros en 2030, ou l’éolien offshore (potentiel de marché de 20 milliards d’euros en 2020), où l’industrie française est peu présente, ou encore les véhicules décarbonés (potentiel de marché de 40 milliards d’euros en Europe en 2020) pour lesquels une nouvelle filière doit se mettre en place.

Selon le rapport, « si la France ne développe pas sur son territoire les industries correspondantes, elle passera à côté de la moitié des nouveaux emplois et de l’essentiel du potentiel à l’export ». Et il souligne que les pouvoirs publics doivent donner l’impulsion pour accompagner cette révolution industrielle.

Accéder à l’intégralité du rapport ici.

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4 COMMENTS

  1. « Rapport de l’Académie des Sciences
    ÉNERGIE 2007-2050
    LES CHOIX ET LES PIÈGES.
    On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’àl’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination
    du CO2. »

    L’échéance 2030 étant aussi mentionnée deans le rapport complet, étant donnée l’urgence climatique, investir dans « l’usine à gaz » que constitue la CSC est tout à fait inutile, sauf bien entendu aux yeux du lobby charbonnier.

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